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Forum national sur la métropolisation de la ville d'Oran



Forum national sur la métropolisation de la ville d'Oran
Le wali d'Oran a mis le doigt sur la problématique complexe de la gestion de la capitale de l'ouest du pays.La métropolisation de la ville d'Oran a fait l'objet, jeudi soir, d'un débat citoyen auquel ont pris part Hamid Grine et Abdelkader Khemri, ministres de la Communication et de la Jeunesse, les représentants du mouvement associatif, des députés, des sénateurs, des promoteurs immobiliers, des universitaires, des industriels, du maire de la ville, de l'APW et du directeur du Quotidien d'Oran, coorganisateurs de cette rencontre nationale sur le devenir de la deuxième cité du pays et son intégration dans le giron des grandes métropoles du pourtour méditerranéen. C'est le wali d'Oran qui a pris la parole pour avertir l'assistance sur les attraits de cette option pour garder les pieds sur terre. "Ne rêvons pas car la ville d'Oran est ceinturée par l'habitat précaire", et d'ajouter que "le problème n'est pas celui de l'argent, mais des hommes". Le mot est lâché et il faut qu'on s'arrête. Oran vit une véritable anarchie urbanistique, une construction immobilière inesthétique et des points faibles faisant du vieux bâti une problématique lancinante. Le wali a indiqué que 1 100 familles sur les 4 200 résidant dans les vieux secteurs classés zone rouge ont été relogés une semaine avant le Ramadhan. Une façon de susciter les réactions des participants sur la nécessité de sortir de cette situation ambiguë. La délocalisation du projet de la nouvelle ville, initialement prévue à Oued Tlélat, est revenue dans la bouche du responsable de l'Exécutif. "Nous projetons de créer une nouvelle ville à l'ouest de la wilaya, au niveau de Misserghine, de 200 000 habitants et la réalisation de 40 000 logements." "La métropole est la cité mère qui produit le rayonnement, la richesse, la connaissance et la puissance nationale et internationale appuyée sur une élite capable d'engager un processus volontariste de type libéral." Ainsi et par rapport au processus classique de concentration que représente la ville en général, la métropolisation se caractérise par un accroissement du poids des plus grandes villes dans la répartition de certaines fonctions, ainsi que de la concentration de la population dans des aires métropolitaines. Contredisant certaines "prévisions" sur le déclin des grandes villes, le processus métropolitain s'appuie sur une mise en réseau des principales agglomérations dans laquelle les phénomènes de "connectivité" tendent à l'emporter sur les relations de proximité. Et c'est à juste titre si un industriel fera remarquer la saturation de la zone industrielle d'Es Sénia en donnant l'exemple des poteaux électriques qui n'ont pas fonctionné depuis plus de quatre ans. "Il est temps de dégager de nouvelles zones industrielles perfectibles, viabilisées et modernes", dira-t-il. "La métropole est cette nouvelle catégorie de groupement de communes qui vise à donner aux grandes agglomérations qui le souhaitent un statut mieux adapté et plus intégré", insiste, pour sa part, un professeur d'université. Il ira plus loin en proposant de désenclaver le port d'Oran pour le convertir en port de plaisance. Une vision peut-être justifiée par le fait que la ville d'Oran tourne réellement le dos à la mer. La wilaya compte aujourd'hui plus de 21 000 entreprises employant 110 000 salariés, soit 21% de l'emploi. Oran ploie également sous les dysfonctionnements du secteur du tourisme qui n'arrive pas à se hisser au rang des rétablissements hôteliers de qualité. La première destination touristique du pays détient un patrimoine délaissé. Abdelkader Khemri, ministre de la Jeunesse, interviendra à son tour pour rappeler que "cette assemblée représente un signal fort de reconstruction de l'élite sans qui la ville ne peut émerger". "Nous avons travaillé depuis longtemps de façon linéaire par l'entremise d'une administration restée coupée du citoyen (...) Il est temps de donner naissance aujourd'hui à des systèmes basés sur un travail de proximité en comptant sur la jeunesse qui est la première ressource du pays." Hamid Grine, ministre de la Communication, aura des mots humbles pour marquer sa joie de se retrouver à Oran. Il prendra la parole pour dire tout le bien qu'il pense d'Oran, de sa légendaire hospitalité, de ses habitants policés, mais aussi et surtout de l'amitié qui le lie avec des personnages de la ville.K. R INomAdresse email


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