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Forte tension sur les lignes "orange" à Oran



La tension continue sur les lignes de bus qui ne sont plus desservies par l'Entreprise du transport urbain de la wilaya d'Oran (ETO) depuis l'expiration du contrat de location de 100 bus auprès du groupe Tahkout. En effet, et depuis le 17 février dernier, seules six lignes sur les 17 agréments de l'ETO sont pourvues des bus de l'entreprise reconnaissables à leur couleur bleue. "Le 53, 54, C, 23, G1 et 38 sont fonctionnelles", nous apprend une source proche de l'ETO.Les autres lignes, principalement celles desservant le 69, 43, A ou encore Hassi Bounif, ne sont plus assurées depuis que le contrat de trois ans avec les bus "orange" n'a pas été renouvelé. Cette tension perceptible sur ces lignes ne concerne pas actuellement le transport universitaire du fait que la convention signée entre les ?uvres sociales et le groupe Tahkout court sur deux ans encore.
Si la situation actuelle du transport à Oran impacte négativement les usagers, elle a une autre incidence sur l'avenir même de l'ETO, qui se bat, selon notre interlocuteur, pour sauvegarder ses agréments sur ces 11 lignes fortement convoitées par le privé. "On a peur pour nos lignes comme celle desservant Braya ou El-Kerma, car leurs habitants ne veulent pas des problèmes causés par les bus privés", précise notre source, qui se désole de la situation que vit son entreprise.
"On attend les bus promis par le ministère pour renforcer nos lignes depuis 2017 et les 14 bus Sonacome qu'on nous a octroyés, mais on ne voit rien venir", ajoute-t-elle. Pour rappel, la signature du contrat avec le groupe Tahkout a soulevé d'innombrables interrogations, mettant même en péril la survie de l'ETO avec des clauses contractuelles contraires à la bonne marche de l'entreprise.
Durant la première semaine de ce mois de février, les travailleurs contractuels de l'ETO ont organisé un sit-in de protestation devant le siège de la wilaya d'Oran pour exprimer leur crainte de se retrouver au chômage à cause de l'expiration du contrat en question qui a permis, selon les protestataires, l'ouverture de plusieurs nouvelles lignes et la création de nombreux postes de travail. "Plus de 320 travailleurs, qui sont employés en CDD depuis trois ans, risquent de se retrouver au chômage à la fin du contrat.
Et cela n'est pas envisageable", avaient dénoncé les manifestants en pointant du doigt une tentative de "casser l'ETO" pour faire place nette au privé. Par ailleurs, et selon les comptes rendus de la presse locale, le président de l'Union générale des transporteurs privés (UGTP), Chikh Omar Noureddine, avait affirmé que 50 bus appartenant à des privés renforceront les lignes qui connaissent un déficit et pallieront ainsi la pénurie constatée depuis ce début de semaine.
Le responsable confirme qu'une convention a bel et bien été paraphée entre le bureau de wilaya de l'UGTP et la direction de l'ETO, qui stipule que les bus privés loués par l'ETO desserviront durant les trois prochains mois les lignes urbaines et surtout suburbaines qui relient la ville aux nouvelles cités d'Oued Tlélat et de Belgaïd, ainsi que les communes limitrophes d'Oran, à l'image d'El-Braya, de Misserghine et de Hassi Bounif, entre autres. Notre source affirme, quant à elle, que rien n'a été rendu effectif pour le moment.

S. OUUSAD
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