Le nouveau refuge
Au vu de la rentrée des classes dans les centres de formation professionnelle qui s?est déroulé, hier, le nombre d?inscrits a explosé cette année : avec un effectif de 19 700 d?inscrits à Oran cette année, la formation professionnelle se voit de plus en plus sollicitée. Les 18 centres de formation éparpillés à Oran, qui proposent 4500 offres de formation entre cours de soir et apprentissage, ont accueilli 5 600 nouveaux stagiaires incorporés cette année. Ils seront encadrés par 384 formateurs. Par ailleurs, 300 femmes au foyer, 240 élèves issus du milieu rural et 46 handicapés bénéficient d?une formation. Cette hausse considérable affecte un vivier en baisse depuis des années, de manière vertigineuse, qu?est l?école. La désaffection vis-à-vis de l?école est l?une des raisons de ce flux vers les centres de formation professionnelle. Un vivier qui incite de moins en moins, les écoliers à s?engager dans une aventure qui n?a jamais été aussi incertaine. Découragés, de nombreux élèves ont sans doute choisi d?autres orientations. Parmi eux, beaucoup se sont tournés vers les centres pour apprendre un métier. Les filières les plus sollicitées vont de l?Informatique au secrétariat en passant par la couture, la cuisine, et la maintenance. Nouvelle formule Il est vrai que la formation professionnelle bénéficie, aux yeux des jeunes, de sérieux avantages : certitude d?avoir un métier facile à l?embauche, un temps beaucoup plus court et un moyen d?échapper vite à l?« enfer » du chômage. « Faut-il néanmoins, développer massivement les dispositifs de reconversion en direction des personnes qui, après une expérience professionnelle, pourront s?adapter à l?évolution du marché du travail », suggère un enseignant. En revanche, certains sont pour que « tout chômeur devrait se voir offrir une formation de qualité, rémunérée comme un travail. » Certains revendiquent la création d?une « Sécurité sociale professionnelle. » La formule est nouvelle : « L?immense saut qualitatif qu?il conviendrait de faire serait de considérer que tout chômeur devrait se voir offrir une formation de qualité, rémunérée comme un travail parce qu?elle constituerait une activité utile améliorant le patrimoine de celui qui se forme et la qualité de la nation dont il est citoyen. Et qu?il serait rémunéré par un salaire, et non par une allocation » soutient un parent d?élève. Et ce dernier de considérer qu? « il faudrait aussi que toutes ces formations débouchent, au bout d?un temps raisonnable, sur un emploi, ce qui ne serait possible que si tous les emplois débouchent aussi, au bout d?un temps raisonnable, sur une formation. C?est-à-dire, si tous les salariés étaient tenus, comme ils devraient l?être, à une formation permanente, laissant leur place, pour un temps, à des gens sortant de formation. Car se former est en soit un acte socialement utile. »
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Cherif Lahdiri
Source : www.elwatan.com