Le moins que l'on puisse dire, c'est que pour un promu, le MCS se comporte de remarquable façon, damant le pion à d'anciens sociétaires de la Nationale «Une». Et pourtant, les chiffre pourraient prêter à confusion avec une défense perméable et qui demeure le maillon faible de l'équipe. En revanche, l'attaque, sous l'impulsion du trio Hamidi - Seguer - Ould Taguidi, carbure admirablement. En soulignant cette efficacité au niveau de l'attaque, c'est reconnaître de facto la qualité de jeu du Mouloudia qui traite d'égal à égal avec les grosses cylindrées. Et pourtant, ce club n'a pas été épargné par des turbulences qui auraient fait plus de dégâts sous d'autre cieux, sans la sagesse des différentes parties. On évoquera les changements intervenus au sein du staff technique, Benyellès, à qui la confiance a été renouvelée, préférant quitter le bateau pour être remplacé au pied levé par le jeune Hammouche Saïd. On n'oubliera pas que l'opération recrutement n'a pas été des plus aisée, comme cela arrive pour tout club promu et contraint de se renforcer. Et, également, le changement opéré à la direction du club, le docteur Benhamza reprenant le témoin du président démissionnaire Belhazil. «Etant conscients des exigences de l'élite, nous nous sommes préparés en conséquence», dira le président Benhamza qui a d'ailleurs failli partir, sans la pression et le soutien de tout-Saïda. Finalement, il est revenu à de meilleurs sentiments, convaincu des bienfaits de la stabilité. Sur le plan technique, les performances du club ont suscité bien des convoitises, le duo Hamidi-Seguer étant sollicité par de nombreux clubs possédant de gros moyens. Le staff de l'équipe nationale a reconnu le talent de ces joueurs en les incorporant dans l'effectif appelé à suivre des stages en vue des futures échéances. Enfin, comment occulter le problème des finances, sans lesquelles toute entreprise est vouée à l'échec, au regard des charges et des frais de fonctionnement. Quoi qu'il en soit, le MCS, par ses résultats et la qualité de son football, réjouit ses fans et inspire le respect de ses adversaires. Les réglages apportés durant le mercato ont donné entière satisfaction, alors que le stage qui s'est déroulé à Hammam Rabi a eu des retombées positives. L'effectif ainsi renforcé, et outre le bon parcours en championnat, est prêt à renouer avec la Coupe d'Algérie, trophée que le MCS a remporté en 1965, du temps des Amara, Kerroum, Kebaïli et autres Sahraoui. Saïda et tout l'Ouest sont sous le charme de cette équipe mouloudéenne qui n'a pas fini de surprendre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com