La commission de discipline de la LFP, présidée par Abdelhamid Haddadj, a tranché dans l'affaire du match JS Saoura-USM Harrach qui n'est pas allé à son terme suite à l'envahissement du terrain du stade de Béchar.
L'arbitre de la rencontre, Abid Charef, ayant constaté «l'absence de sécurité», a décidé l'arrêt définitif de la partie alors que les Harrachis menaient au score (1-2). La CD de la Ligue de football professionnel a reçu toutes les pièces concernant ce dossier. Les membres de la commission ont même demandé (à qui ') un complément d'informations à ce sujet. Ce complément a conclu à la responsabilité du club de la JSS dans ces graves dérapages sans épargner les Harrachis qui paieront, tout compte fait, une amende de l'ordre de 100 000 DA, «sans préjudice des indemnités financières qui seront demandées par le gestionnaire du stade au constat de dégradation de matériel». Quelque part, la commission de Haddadj reconnaît l'implication des fans d'El-Harrach dans ce qui s'est passé vendredi dernier à Béchar. Pourtant, à l'annonce du verdict, c'est la JSS qui paie le plus gros des pots cassés. Outre les points du match, la JS Saoura ayant été déclarée défaite sur tapis vert, est contrainte de disputer quatre matches à huis clos dont deux à l'extérieur, en plus d'une amende de 200 000 DA, a indiqué le P-V n°08 daté du 5 novembre publié, hier, sur le site de la Ligue de football professionnel (LFP). La JSS sera, par ailleurs, privée de l'indemnité due au titre des droits de télévision. Le verdict de la LFP, permet à l'USMH de partager à nouveau le leadership avec l'ES Sétif (20 points) alors que la JSS régresse à la 11e place (12 points).
Le WAT et le MCO également pénalisés
Si la décision de suspendre le terrain de Béchar pour deux matches (contre l'USMA et l'ASO) était attendue puisque consignée dans le barème disciplinaire notamment son point relatif à l'arrêt définitif des matches pour cause d'envahissement du terrain, la sanction complémentaire (huis clos à l'extérieur) est abusive. Le WAT et le MCO, à qui les gars de la Saoura rendront visite à l'occasion des 10e et 13e journées, n'ont pas à payer pour des incidents qui se sont déroulés à mille lieues de leurs stades respectifs (Akid Lotfi et Zabana en l'occurrence). A moins que Haddadj et ses pairs de la CD soient des visionnaires et imaginent un envahissement des terrains de Tlemcen et d'Oran par les fans de la JSS, cette sanction est inique puisqu'elle prive les deux clubs de l'Ouest, outre du soutien de leurs supporters, des recettes générées par ces deux rendez-vous contre le néo-promu. Autrement vu, les matches à huis clos à Tlemcen et Oran peuvent s'avérer une «compensation » concédée aux gars de la JSS dont l'équipe réussit parfaitement ses sorties à l'extérieur (victoire à Bordj Bou-Arréridj et deux nuls respectivement à El-Eulma et Batna). A propos de ce complément de sanction, le communiqué de la LFP ne donne pas d'explication, encore moins une référence réglementaire. Dans le barème disciplinaire révisé en juin 2012, l'article 72 point 2 traitant de l'envahissement de terrain entraînant l'arrêt définitif de la partie stipule, «un match perdu par pénalité au (x) club(s) fautif(s), deux matches à huis clos au (x) club (s) fautif (s), un (1) an de suspension ferme de toute fonction officielle pour le dirigeant fautif et cent cinquante mille dinars (150 000 DA) d'amende au (x) dirigeant( s) fautif (s). Le ou les club (s) fautif (s) seront privés de l'indemnité due au titre des droits de télévision». L'article suivant (73) traitant les «incidents graves» propose une aggravation de la sanction (match perdu, six matches à huis clos et 400 000 DA d'amende en sus de la privation du club fautif de ses droits TV). Le point 1 du même article évoquant «tous les incidents graves sans dommages physiques survenus et signalés sur la feuille de match et entraînant l'arrêt définitif de la rencontre» propose, quant à lui, «un match perdu par pénalité, quatre matchs à huis clos et 300 000 DA d'amende». L'on ne peut, alors, que soupçonner l'ijtihad (effort de réflexion) de la commission Haddadj soit une forme de règlement de comptes envers un club qui dérange. Ce n'est pas un hasard, en effet, que la JSS soit traînée dans la boue dans une affaire de graves violences de ses fans une semaine après les accusations livrées à l'opinion publique concernant une tentative de corruption de la part du président de la JSS de plusieurs joueurs du CA Batna. Une affaire qui risque, elle aussi, d'être noyée dans une enquête qui s'estompera dès lors que le boss de la JSS, Mohamed Zerouati, aura quitté le milieu du football.
M. B.
Troubles à Béchar
Des manifestations et troubles à l'ordre public ont eu lieu hier matin à Béchar, après l'annonce des sanctions infligées à l'équipe locale de la JS Saoura par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), a constaté un journaliste de l'APS. D'importantes forces de maintien de l'ordre ont été déployées à travers plusieurs endroits de la ville pour rétablir l'ordre. «Aucune arrestation n'a été enregistrée pour le moment par les forces de l'ordre qui continuent à faire face à la situation», a indiqué un responsable de la Sûreté de wilaya.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com