
Les populations prises dans les tenailles de la canicule et les incendies.Le feu a sévi ce week-end dans la wilaya de Tizi Ouzou. La Protection civile dénombrait, rien que dans la journée de samedi dernier, plus de dix foyers où des départs de feu ont eu lieu. Les pertes sont grandes car 133 hectares de forêts et des centaines d'arbres fruitiers sont partis en fumée.Les nombreux incendies déclarés, joints aux températures déjà très élevées ont produit une canicule insupportable qui perdurait encore jusqu'à hier dimanche dans l'après-midi.En effet, beaucoup de communes ont été touchées par les feux comme Draâ El Mizan, Ouaguenoun, Aghribs, Mizrana, M'kira et Azeffoun.La commune de M'kira, selon les services de la Protection civile, est celle qui a enregistré les plus importants dégâts. Ce sont quelque 80 hectares de broussailles qui ont été emportés par le feu au niveau du village Talazizt. A Ahmil, dans la commune de Yakouren, ce sont dix autres hectares qui ont été ravagés, alors que la même superficie a subi le même sort à Mezrara à Frikat.La commune d'Aït Aïssa Mimoun a aussi eu sa part de feu au niveau des contrebas du village Akaouj qui a vu quatre hectares partir en fumée.A Aghribs, c'est le village Tazrout qui a été approché par les flammes qui ont touché cinq hectares. Tifrit Nat Oumalek, village situé à Idjeur a également été pris dans le piège des flammes qui l'ont encerclé dévorant quelque cinq hectares de broussaille.Jusqu'à hier dans l'après-midi, les feux continuaient de ravager des forêts, malgré la grande mobilisation des moyens de la Protection civile. Les populations également continuaient à souffrir de la canicule avant de se mettre à constater les dégâts. Habituée à voir son bien le plus précieux partir en fumée, la population espère voir les quelques oliveraies restantes échapper au sort de celles qui ont été détruites dans les années précédentes.Jusqu'à hier, malgré les dégâts importants occasionnés à l'écosystème local, les services de la Protection civile ne faisaient état d'aucune victime humaine ni animale. L'année dernière, par contre, a été catastrophique pour l'élevage avicole essentiellement, qui a vu des aviculteurs faire faillite après une saison estivale complètement ratée.Les ruches ont également subi des pertes importantes, lors du mois, d'août 2013 avec la destruction de plusieurs centaines.Enfin, il est à relever que de nombreux citoyens commencent à réfléchir à passer à l'action pour protéger la forêt. S'inspirant des pratiques anciennes, des citoyens signalaient leur volonté de remplacer l'oliveraie détruite par de nouveaux plants.Les anciens garantissaient la pérennité de leurs arbres non pas en allongeant indéfiniment la vie de ceux existants, mais en plantant toujours de nouvelles oliveraies.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com