Hier, lors du deuxième jour du sacrifice du mouton, les boucheries étaient ouvertes au large public.
Un public plus nombreux que d'habitude venu non pour s'y approvisionner mais pour dépecer des carcasses de mouton. Ainsi, à l'instar de la rue des Aurès (ex-la Bastille), c'est le bruit incessant des machines et hachettes qui prédominait. Transportant en voiture ou à bras le corps les carcasses des moutons sacrifiés, les gens les déposaient chez ces artisans bouchers. Ces derniers s'attelaient avec dextérité à dépecer ces «produits du sacrifice» selon le choix du client, moyennant une somme entre 700 à 1000 DA. Une aubaine donc pour ces professionnels qui auront ainsi l'occasion de compenser, comme nous le confiera un membre de la corporation, cette période dite «morte» de ces journées où la viande garnira la plupart des tables et qui servira à tous les mets.
Dépecer sa viande par le boucher n'est pas de l'avis de certains nostalgiques qui évoquent le temps où ils participaient eux-mêmes à cette pratique devenue presque un rituel. «Ce sont les nantis qui peuvent se permettre cette dépense supplémentaire. Pour notre part, nous éprouvions un réel plaisir à le faire devant le regard ravi de nos enfants qui choisissaient eux-mêmes les morceaux à faire griller», diront certains avec regret.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hadj Sahraoui
Source : www.elwatan.com