Toujours le même engouement du public
Plus que deux galas nous séparent de la clôture de la 17ème édition du festival national de la chanson raï d’Oran et le Théâtre de verdure Chekroun Hasni connaît toujours le même engouement du public.
Depuis l’ouverture du festival, à chaque gala, les gradins du théâtre de verdure font le plein. Le prix du ticket d’entrée fixé à 100,00 DA par le commissariat du festival, après avoir expérimenté plusieurs formules lors des éditions précédentes, semble avoir fait l’unanimité. Cependant l’organisation générale des soirées appelle certaines remarques. Si le public est convenablement canalisé au début des galas, on ne peut en dire autant pour les derniers instants de la soirée où les débordements sont à craindre avec le déferlement de fêtards tardifs du fait du relâchement de la vigilance du service d’ordre. Les places assises déjà réduites, avec le dépouillement du proscenium, se réduisent en peau de chagrin avec l’arrivée de ces spectateurs intempestifs de la dernière heure qui viennent parasiter la soirée des paisibles spectateurs venus en famille. Les organisateurs devraient se rendre à l’évidence que le Théâtre de verdure ne convient plus à un tel événement où le public est manifestement plus enclin au défoulement qu’à subir des rythmes endiablés en sédentaire. D’un autre côté, l’aspect hygiène n’est pas convenablement pris en charge: les déchets de divers emballages de plusieurs soirées continuent à joncher les gradins et à s’accumuler et du côté des sanitaires le public patauge dans une mare consécutive à une fuite d’eau dans les canalisations, à un tel rythme que c’est un véritable dépotoir que le public foulera lors de la soirée de clôture. Une nouveauté: les représentants de la presse locale ont été autorisés, lors de la soirée de mardi, à pénétrer dans les coulisses pour s’entretenir avec les artistes. D’aucuns verront dans cette décision une concession du comité d’organisation suite à l’avalanche de critiques parues dans un grand nombre de titres. M. Meliani Hadj, commissaire du festival, justifiera quant à lui ce «cadeau» accordé à la presse du fait du manque de chaises qui compromet le travail des journalistes. C’est ainsi que lors de cette soirée, où l’ombre de Hasni et de Cheb Billal a plané à travers les hommages lors des tours de chant de Bilal Seghier, Cheb Hasni Seghier ou de Cheb Kader, les représentants de la presse ont pu approcher le cheikh, toujours fringant et en costard, Benfissa, assister au départ inopiné de Kader le rocker, promu animateur du festival, parce qu’un confrère a omis d’encenser son image, et épingler Anwar, l’habitué des festivals ou le volubile Cheb Redouane.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com