Oran - A la une

Festival du film arabe : Seront-ils tous là '



Festival du film arabe : Seront-ils tous là '
Selon le directeur artistique de la 7ème édition du FOFA (Festival d'Oran du film arabe), le programme officiel des films en compétition sera rendu public lundi prochain, lors d'une conférence de presse.Le report de cette conférence s'explique par les difficultés de certains invités, réalisateurs ou acteurs, à confirmer leur participation à l'édition de cette année. Il s'agit surtout des cinéastes des pays du Moyen-Orient où la situation politique est marquée par la guerre et des troubles. C'est notamment le cas de la Syrie, pays sur lequel pèse la menace d'une intervention américaine en plus de la guerre civile qui s'y déroule depuis deux ans. C'est aussi le cas du Liban qui peut sombrer lui aussi dans le chaos du jour au lendemain. Même les Egyptiens peuvent faire défection à la dernière minute, laisse-t-on entendre.
Donc, pour éviter les chamboulements du programme, les organisateurs du FOFA se sont donné le temps nécessaire pour ficeler une bonne fois pour toutes la liste des participants. Surtout que le cinéma moyen-oriental est incontournable dans une manifestation de dimension panarabe. Dans ce sens, le directeur artistique nous a indiqué que deux manifestations cinématographiques arabes, autrement plus importantes que celle d'Oran, ont été annulées cette année à cause des troubles politiques dans cette partie du monde. Il s'agit du Festival du Caire et celui de Carthage. Ce qui est établi, c'est que 14 longs métrages vont concourir pour obtenir le «Wahr» d'or. En principe, deux longs métrages algériens seront dans la course : «Jour de cendre», premier film de Amar Si Fodil et «C'est dans la boîte» de Djamil Beloucif. Ce qui laisse supposer que ce festival participe à la promotion de la nouvelle génération des cinéastes algériens.
Sur un autre registre, au lieu d'un panorama du cinéma national, les organisateurs ont opté pour la projection de films et documentaires de jeunes cinéastes mais hors compétition. C'est la salle Essaada qui abritera cette manifestation. Par ailleurs, le Centre de Conventionnement Ahmed Ben Ahmed recevra une partie des activités de cette édition où on va installer «le village Bouguermouh». C'est en principe dans cet endroit que se dérouleront les rencontres entre la presse et les réalisateurs et acteurs, hôtes d'Oran. L'autre nouveauté introduite cette année est le prix qui sera discerné par un jury composé de journalistes à un film en compétition. Rappelons que l'an dernier, les organisateurs ont institué le prix du public. Ce qu'il faut retenir, c'est que les retombées de ce qu'on a appelé «le printemps arabe» se sont invitées paradoxalement lors de cette édition. Un grand cinéaste syrien, installé en Egypte, connu par une 'uvre qui a suscité polémiques mais aussi émerveillement, il y a deux ans, risque de rater le rendez vous d'Oran. A cause d'une nouvelle réglementation se rapportant aux étrangers, instaurée tout récemment en Egypte. Décidément le cinéma, et partant l'art, demeure toujours tributaire du politique dans nos contrées…
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)