
Un retour aux sources du diwan et aux textes rares de cette musique spirituelle a été proposé au public béchari dans la soirée de lundi par la troupe «Hna Mselmine» de Aïn Sefra (Naâma), qui a captivé les spectateurs par une prestation alliant l'authenticité aux arts de la scène.Se produisant en compétition du 10e Festival national de musique diwan qui se déroule à Béchar depuis vendredi, cette formation qui avait reçu une mention spéciale du jury de la 7e édition a basé sa prestation sur l'une des plus belles voix du diwan en Algérie, le Mqeddem Mohamed Rahmani.Issu d'une confrérie respectée et reconnue par ses pairs, ce Koyo Bongo d'exception, à la voix limpide et puissante, a puisé dans un terroir Haoussa et Bambra des textes rares du diwan rituel qu'il a interprétés avec une chorale harmonieuse et dynamique, habillée de costumes de scène chatoyants. Comptant sur la dextérité de son maâllem au goumbri, Mohamed Rahmani a exécuté ses bradj, entrecoupés de chorégraphies, sans marquer aucune pause durant 20mn, tout en dirigeant les six autres membres de la troupe pour un spectacle homogène et adapté à la scène.Présentant, pour sa part, un spectacle axé sur le costume et la mise en scène, le groupe «Tourath Gnawa» d'Oran a fait preuve de grands efforts en matière de formation et d'élaboration de spectacle assuré par Maâllem Houari, un éducateur spécialisé très actif dans cette ville et qui a déjà présenté trois autres groupes en compétition à ce festival. Malgré un jeu au goumbri parfois approximatif et certaines incohérences dans les chorégraphies, «Tourath Gnawa» ont cependant installé une certaine ambiance spirituelle par la voix atypique du Koyo Bongo et la profondeur du son du goumbri.Egalement en compétition en cette avant-dernière soirée du festival, «Forsane El Qâada» de Sidi Bel Abbès ont présenté un programme musicalement correct, tant au niveau du chant qu'à celui de l'instrumentation, et qui reste cependant approximatif sur la chorégraphie et l'occupation de la scène. En seconde partie de soirée, «Nora Gnawa», une des chanteuses les plus populaires de Béchar, a assuré avec brio la partie festive de la programmation avec une musique très rythmée, inspirée des différentes traditions musicales locales enrichie de différentes sonorités et influences qui ont retenu un public nombreux dans une ambiance survoltée.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : APS
Source : www.infosoir.com