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Festival d'Oran du film arabe, tout est à refaire' Créée en grande pompe, la manifestation s'étiole



Festival d'Oran du film arabe, tout est à refaire'                                    Créée en grande pompe, la manifestation s'étiole
Photo : Riad
De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali

En l'espace de seulement cinq éditions, soit de juillet 2007 à décembre 2011, le Festival international du film arabe d'Oran a sans doute connu des changements que d'autres festivals ont dû vivre pendant plusieurs années : deux appellations, trois commissariats, une domiciliation incertaine et des centaines de questions sur la survie même de la manifestation dans un contexte extrêmement confus, rendu illisible par l'absence de communication du ministère de la Culture. Après un démarrage en grande pompe l'été 2007 dans le cadre brillant de l'hôtel Sheraton, sous l'impulsion et la direction d'un Hamraoui Habib Chawki rayonnant de voir l'événement attirer de nombreux artistes venus des quatre coins du monde arabe et d'une très honnête couverture médiatique, une deuxième et troisième édition tout aussi tonitruantes et tout aussi animées mais, cette fois, successivement dans le théâtre régional Abdelkader Alloula puis à l'hôtel Royal, la manifestation cinématographique perd brusquement de son intérêt et, avec le départ-surprise de HHC et l'installation du très éphémère Mustapha Orif, connaît un gros passage à vide dont le point culminant fut la programmation de la quatrième édition en plein froid du mois de décembre dernier. Cette édition-là connaît d'importants couacs organisationnels et les Egyptiens, acteurs majeurs du cinéma arabe, décident de ne pas y prendre part, conférant une importance supplémentaire au différend qui opposait les deux pays après le mémorable épisode des qualifications à la coupe du monde 2010. A la fin de cette édition catastrophique, la situation était telle que la survie même de la manifestation était remise en cause sans que les responsables du Commissariat ou du ministère de la Culture ne daignent clarifier les choses.C'est à ce moment-là, dit-on, que les Oranais - qui avaient été exclus de l'organisation des quatre premières versions dirigées par des équipes exclusivement algéroises - décidèrent de s'approprier un événement qui, après tout, se tenait dans leur ville. «Il fallait coûte que coûte organiser cette édition pour empêcher la disparition programmée du festival d'Oran», avait expliqué l'un des responsables du troisième et dernier commissariat, présidé par la directrice de wilaya de la culture, Rabea Moussaoui, à la veille de la tenue, en décembre dernier, de la cinquième édition du désormais Festival d'Oran du Film Arabe (seconde dénomination). Les enseignements à tirer ' «Beaucoup de retenue et de sobriété», selon le même responsable après la clôture de cette première et très sobre édition oranaise qui a eu lieu (c'est devenu une mode désormais) dans le Centre des Conventions d'Oran. Il demeure toutefois que sur les aspects organisation et communication, tout reste encore à faire, aucune information n'ayant jusqu'à aujourd'hui filtré sur la sixième édition. Ce qui fait craindre le pire (encore une fois) pour l'avenir d'un festival censé porter l'espoir de renouveau pour le cinéma mais qui s'est rapidement mué en un énorme gâchis. Par la faute d'une gestion calamiteuse, tout est aujourd'hui à refaire pour espérer regagner le peu de crédit que le festival avait réussi à gagner lors des premières éditions.
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