Oran - Revue de Presse

Ferme Si Houari (Oued Tlelat)



17 familles dans des écuries A quelque deux kilomètres seulement de la ville de Oued Tlelat, chef-lieu de commune et de daïra du même nom, les 17 familles de la ferme Si Houari, sur la route menant à Toumiat, vivent dans des conditions dramatiques depuis près de 20 ans. Ne disposant ni d’eau, ni d’aucune autre commodité, ces citoyens, des familles nécessiteuses dans leur intégralité, végètent dans des lieux où l’hygiène fait défaut. En effet, sans réseau d’assainissement, les lieux, en réalité des écuries héritées de l’ère coloniale, leur servent de logements. Avec le temps, la ferme s’est beaucoup dégradée au point de se transformer en mouroir où prédominent les maladies et les ordures. A l’intérieur de ce qui leur sert de logements, l’humidité est insupportable. La prolifération des rats et autres insectes aidant, ce sont les enfants qui en souffrent le plus. Les pouvoirs publics étant totalement absents et ces familles craignant pour leurs vies, elles s’élèvent contre leurs conditions. Pour sensibiliser les autorités à leur terrible condition, les gens ont organisé plusieurs actions. Ils dénoncent l’absence d’un réseau d’assainissement et du transport. En effet, assurent leurs représentants, pour se rendre au travail, les gens font de longs et pénibles parcours. Il en est de même pour les élèves des différents établissements d’enseignement. Le transport étant absent, les gens, particulièrement pauvres, ont souvent recours aux services des clandestins. Cette situation rappelle celle dans laquelle vivent d’autres familles de la zone Est d’Oran à l’exemple de Sidi Chami et Hassi Bounif qui pâtissent des mêmes carences, absence de l’eau potable, voies de communications non carrossables et vieilles constructions datant de l’époque coloniale. Selon certains témoignages, de nombreux citoyens, venus de wilayas voisines, ont érigé des constructions sauvages et même bénéficié de logements sociaux. Pour ces raisons, les habitants de la zone de Toumiat interpellent les pouvoirs publics et leur demandent de leur venir en aide. Samia D.
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