
Voilà une conférence de presse qui a mis du temps à venir. Non habitué à cet exercice, Kheireddine Zetchi, le président de la Fédération algérienne de football s'est voulu rassurant avec les médias. Rassurant dans ses propos.Notamment en évoquant le retard dans la mise à niveau du football national. Pour lui, cette mise à niveau signifie, plutôt sa mise en valeur, sauf, dira-t-il que c'est aussi le travail de tous. Les médias ont un rôle à jouer. Manière de dire que c'est eux qui s'informent quotidiennement de l'évolution du football, de ce qui se fait et de ce qui traine. Voilà une assurance qui ouvre les portes aux médias. Dans son introduction, il évoque ce que ses prédécesseurs, n'avaient jamais mis en selle, en l'occurrence, le rajeunissement de la Ressource humaine. Il reconnaîtra qu'il est urgent de laisser la place aux jeunes. «Nous avons des cadres jeunes, appartenant au Mouvement sportif qui peuvent apporter un plus par leur intelligence et leur culture sportive.»Cette sortie en pleine conférence de presse, viserait une intégration de la présente génération dans les rouages de la FAF. Ce qui marquerait une nouvelle ère dans cette instance qui se cherche au regard des retards qu'elle accuserait dans la concrétisation de ses objectifs. D'ailleurs les journalistes présents avaient mille et une questions à poser au boss de la FAF. Ils évoqueront le dossier de la gestion des clubs. Ce à quoi Zetchi dira qu'il s'agit-là de mettre en place le fair-play financier à travers l'installation de la Direction nationale de contrôle et de gestion (Dncg) dont sa mission est d'accompagner les clubs dans leur gestion pour assurer un équilibre budgétaire. «Il s'agit d'un instrument de sauvetage pour le football professionnel. Nous n'avons d'autre choix que de mettre en place cette structure pour assurer une gestion rationnelle mais surtout éviter la faillite des clubs. Un équilibre budgétaire doit être assuré.»Pour calmer le jeu et opter pour des explications plus franches, il lèvera le voile sur ses missions. «Elle va travailler avec les clubs afin que ces derniers comprennent qu'ils doivent apporter leur contribution à cette équipe et ce dans le but de bénéficier des notions sur les équilibrés budgétaires.» L'autre chapitre abordé est celui de la DTN, ce véritable répertoire contient des notes qui pousse le numéro 1 de l'instance nationale de football, à évoquer tout le mal dont souffrait cette Direction. «Il n'y avait rien dans cette structure, une seule personne, que nous respectons tous, se démêle quotidiennement pour tenter de la huiler, mais sans résultat.» Aujourd'hui, nous avons tout mis en ?uvre pour que cette structure puisse fournir un produit dont notre football ne cesse de réclamer.Mais la récolte ne se fera pas en un jour ou en un mois, il faut être patient dira-t-il. L'autre tranche de ce dossier est réservée aux centres fédéraux. Pour la FAF, ces centres qui verront le jour dans quatre wilayas, permettrons à tous les clubs de mieux former leurs joueurs, ce qui n'avait jamais existé auparavant. «Les clubs amateurs doivent comprendre que toute base de décollage vers d'autres ligues, passent d'abord par une formation, on ne peut pas prétendre aller d'un point primaire à un point supérieur sans avoir bénéficié d'une excellente formation, et à ce titre, nous allons accompagner ces centres fédéraux par des structures hôtelières sinon pourquoi ces centres '» La Communication arrive à pas de géants dans son programme.Il évoque la mise en place de rails de communications entre les différentes structures relevant de la FAF. Plus fort encore, Zetchi travaillerait sur un projet de partenariat entre le sommet et la base. Il faudrait que l'information circule, à une vitesse régulière. Toujours dans le domaine de la communication, le boss évoque la mise en place prochaine de mémorandums entre la FAF et les Fédérations de football africaines, ce qui n'avait jamais existé auparavant dans cette Fédération. Un exemple est déjà en route, il nommera la Fédération zimbabwéenne de Football. Il expliqua qu'il est exigeant mais pas irresponsable.Il faut lui donner du temps pour marquer la différence avec l'autre équipe, dont ses objecteurs seront respectés mais améliorés lorsque cela est nécessaire. S'agissant de l'Equipe nationale, il rappellera que le sélectionneur national a pour mission de remporter les quatre victoires lors des quatre derniers matchs des qualifications de la Coupe du monde 2018 de Russie. En cas d'échecs, il est bien entendu que son travail sera analysé objectivement avant de prendre d'éventuelles décisions, laissons-le travailler. «Maintenant, l'avenir nous dira si nous avons fait un bon ou un mauvais choix. Quel que soit le résultat, je ne vais pas me dédouaner et je serai le premier responsable.» Nous devons gagner l'ensemble des quatre matchs au programme, soit engranger 12 points, pour espérer se qualifier pour la Coupe du monde 2018.»«Les deux prochains matchs face à la Zambie les 2 et 5 septembre prochains seront ainsi décisifs», a-t-il indiqué. Et d'ajouter : «J'ai pris le relais au moment où la sélection restait sur une élimination amère au premier tour de la CAN-2017, alors qu'elle avait mal entamé sa campagne qualificative pour la Coupe du monde. Nous ne voulons pas revoir le standing de l'équipe nationale à la baisse. Nous allons axer toute notre attention à cette équipe qui nous est très chère. Profitant de cet instant pour répondre à ceux qui s'interrogent sur le salaire du sélectionneur national. Il «touche 60 000 euros mensuels alors que ses adjoints perçoivent chacun 5 000 euros. La FAF paye ces techniciens en devises et directement sur leur compte personnel.»Enfin, un autre ordre d'organisation a été évoqué. Il s'agit de celui des arbitres où rien ne sera comme la saison précédente. Zetchi s'engage également à respecter la programmation des matches de championnat. «Nous travaillons en étroite collaboration avec la LFP pour gérer la question liée au calendrier du championnat qui est presque ficelé. D'ailleurs, je vous informe que le calendrier sera respecté de bout en bout. Même les clubs concernés par les compétitions africaines n'auront qu'entre 48 et 72 heures pour disputer leurs matches, et ce, en fonction de certains paramètres. Des dispositions, conformément aux règlements en vigueur seront prises à l'encontre de tous ceux qui trahiraient la confiance de ce sport. Je vous invite à me jugez sur mes actes et sur mes engagements.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com