De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali
La wilaya d'Oran n'a pas été secouée par la grève à laquelle a appelé la Fédération nationale du personnel et des travailleurs des communes, relevant du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP). Selon les estimations établies hier après-midi, au premier jour du débrayage, par des responsables du syndicat autonome, le taux moyen de suivi dans les trois communes où le SNAPAP est implanté (Arzew, Gdyel et Bir El Djir) avoisinait 20% : «Lorsqu'on connaît les pressions que l'administration exerce sur les travailleurs du SNAPAP, on comprend qu'il n'y ait pas beaucoup de candidats à la grève», explique un cadre du syndicat, en soulignant qu'il n'est pas encore question de pluralité syndicale effective en Algérie (comme c'est le cas pour les partis politiques) où l'UGTA demeure encore la principale organisation, malgré sa soumission au pouvoir en place et son
incapacité à prendre en charge les revendications des travailleurs. Pour rappel, l'appel à la grève trouve sa substance dans la non-satisfaction des revendications des travailleurs des communes, comme l'élaboration du statut particulier et le régime indemnitaire.
Le SNAPAP n'écarte pas l'éventualité d'une grève ouverte jusqu'à «la satisfaction totale des revendications et le versement de tous les arriérés financiers dans les comptes des travailleurs», peut-on lire dans un communiqué rendu public.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S O A
Source : www.latribune-online.com