La fin de la semaine dernière des citoyens ont déclaré avoir organisé un
mouvement de protestations devant l'hôpital «El Bir», situé route d'El Ménia,
parce que, selon leurs déclarations, «la direction leur aurait refusé des
consultations et aurait même ordonné la fermeture des services des urgences.»
«Ces informations sont
complètement fausses !», a déclaré le directeur de l'établissement, M.
Benkhedim, qui nous a reçus dans son bureau. Ce responsable affirme que «ces
informations n'ont aucun fondement». Il a complètement démenti avoir ordonné la
fermeture, «ne serait-ce que pour quelques minutes», des services des urgences.
Il poursuivra en expliquant qu'une telle mesure serait complètement aberrante
car le service des urgences, structure non concernée par l'opération
d'externalisation des consultations, est la raison d'être d'un établissement
hospitalier digne de ce nom. Il rappellera que, dès son entrée en vigueur,
cette mesure est appliquée rigoureusement dans son établissement «d'autant plus
que celle-ci a été prise dans l'intérêt de tout le monde: du malade qui aura
des soins adéquats, du citoyen qui pourra bénéficier de conditions de
consultations qui sont meilleures dans les polycliniques sectorielles dotées de
matériel médical de dernière génération. Cette nouvelle organisation avantage
la structure hospitalière qui se voit ainsi déchargée des consultations non
spécialisées et enfin rendue à sa véritable vocation qui est celle d'assurer
les soins de haut niveau et les consultations spécialisées.» M. Benkhedim,
précise également avoir intervenu, dernièrement pour rappeler à l'ordre des
médecins de l'hôpital qui avaient pris en charge dans leurs services des
malades de leurs connaissances».
Ainsi, à l'évidence, comme toutes
les mesures innovatrices, la mise en Å“uvre de la décision d'externalisation des
consultations médicales qui sont désormais prises en charge par les structures
de santé de proximité, demeure inconnue pour la plupart des patients et de
plus, se heurte à l'inertie et aux habitudes acquises, non seulement chez les
citoyens mais également parmi le personnel médical. D'ailleurs, la campagne de
sensibilisation et d'information qui devait accompagner ces changements,
décidés dernièrement dans le but de changer la mentalité des gens, y compris
des praticiens eux-mêmes, lesquels pour un oui ou un non, n'hésitent pas à
orienter les patients vers les services hospitaliers pour des consultations
primaires, ne semble pas avoir eu l'impact nécessaire. Une partie de la
population est donc toujours dans l'ignorance de la nouvelle organisation mise
en place dans les hôpitaux.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com