La mémoire de Pablo Neruda réveillée en images
Une quarantaine de photos pour jalonner le fabuleux itinéraire du poète chilien Pablo Neruda. Si ce n’était le métier et l’art de son compatriote le photographe Louis Lopez, l’affaire aurait été impossible. Pour la simple raison que la densité de la vie de ce diseur «des mots en guise d’armes» est hors du commun. Mercredi dernier, en présence de l’ambassadeur du Chili, le musée Zabana d’Oran a inauguré une exposition-photos pour lui rendre hommage.Louis Lopez a intitulé sa rétrospective photographique «Evoquer l’absent». Les images illustrent, humainement, ses activités quotidiennes, presque pour l’intimité avec pudeur d’un créateur qui «appartenait certainement à la foule». Mais, à travers les valeurs de la lumière que révèle l’artiste Louis Lopez, le public peut lire le parcours militant de Pablo Neruda, sa carrière de diplomate. Le photographe fait balader son objectif autour de la personne du poète, en détente dans son jardin, plongé dans la réflexion au bureau ou portant son béret avec nonchalance. Les photos sont soutenues par des légendes extraites des œuvres du poète. L’exposition s’inscrit dans le cadre des échanges culturels entre le Chili et notre pays. Pablo Neruda, de son vrai nom Neftalí Ricardo Reyes Basoalto est né le 12 juillet 1904 à Parral (province de Linares, Chili), mort le 23 septembre 1973 à Santiago du Chili, douze jours après l’assassinat de son ami le président Allende, un fameux 11 septembre. Il publie ses premiers poèmes et textes en prose à treize ans déjà. En 1927, Neruda embrasse une carrière diplomatique. Consul en Espagne en 1935, il se lie d’amitié avec Frederico García Lorca. En 1974, il rédige son autobiographie «J’avoue que j’ai vécu». Il disait dans cette œuvre: «Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette/Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie/Je veux que l’immense majorité, la seule majorité: tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s’épanouir.»
Sahla Sid Ahmed
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com