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Evocation : Mohamed Kadri, le Zaïm ou l'inlassable combattant Bel Abes : les autres articles



Il était de tous les combats ciblant les objectifs coloniaux, au point que ses compagnons de lutte, qui activaient à ses côtés dans la ville garnison de Sidi Bel Abbès, l'appelaient à juste titre le Zaïm.
De son vrai nom Mohamed Kadri, le Zaïm, cet enfant du populeux quartier «Larbi Ben M'hidi» (ex-Gambetta), s'engagea résolument dans la guerre de libération dès l'année 1956, alors qu'il était dans sa prime jeunesse. Eu égard à sa perspicacité et son dynamisme, il s'est vu confier plusieurs missions périlleuses qu'il a accomplies avec courage et témérité. Missions d'autant plus périlleuses qu'elles ciblaient particulièrement les sites urbains où se cantonnaient, en grand nombre, les colons et leurs suppôts. Les multiples coups de main planifiés alors par le Zaïm lui valurent vite d'être désigné à la tête d'un commando Fidai, confirmant ainsi ses qualités de véritable meneur d'hommes.
En dépit du quadrillage de la ville de Sidi Bel Abbès par l'armée coloniale et des innombrables postes de contrôle et de surveillance parsemant les rues et voies urbaines, le Zaïm, qui était déjà activement recherché, réussit avec ses compagnons de lutte à organiser minutieusement de nombreuses opérations de guérilla qui ne manquèrent pas de dérouter l'ennemi (attaques-surprises, actes de sabotage, etc.). Outre son rôle de chef de commando, le Zaïm, qui était manifestement rompu à la guérilla urbaine, assumait parallèlement la mission de coordination et de liaison avec les différentes cellules de fidayîn activant à Sidi Bel Abbès et dans les wilayas limitrophes (Tlemcen, Oran, Saïda, etc.) jusqu'au jour fatidique du 20 avril 1961 où, en plein feu de l'action, il fut capturé par les troupes coloniales puis transféré dans un centre de détention pénitentiaire où il fut soumis aux affres de la torture.
Face à la cruauté de ses tortionnaires qui tentaient vainement de lui arracher un quelconque renseignement ou aveu, le Zaïm resta imperturbable en leur opposant une admirable résistance qui les laissa perplexes. Pétri dans les valeurs de sacrifice et de patriotisme, le Zaïm résista vaillamment jusqu'à l'ultime instant où il rendit l'âme sous le regard médusé de ses bourreaux. Héros anonyme, il venait alors de livrer à l'ennemi colonial son dernier combat. Le corps du valeureux martyr n'a jamais été retrouvé.
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