« Les étudiants algériens en Egypte qui veulent retourner au pays seront
pris en charge. Tout sera fait pour permettre à ces derniers de reprendre leur
cursus universitaire dans les meilleurs délais possibles.» C'est ce qu'a
assuré, jeudi, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, en marge d'une visite de travail effectuée à Médéa. Après leur
rapatriement dans l'urgence en raison des agressions dont ils ont fait l'objet
et, d'une manière
générale, du climat d'insécurité régnant autour d'eux en Egypte, ces ressortissants
sont à présent en attente d'une inscription dans les universités algériennes.
A rappeler que trois commissions
avaient été installées à Oran, Boumerdès et Constantine et travaillent avec le
ministère de l'Enseignement supérieur et s'attellent à étudier les procédures
de réinscription de 1.600 étudiants algériens installés en Egypte et qui ont
formulé le voeu de se réinscrire dans les universités algériennes. Le ministère
de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait commencé à
recevoir les dossiers depuis le 15 décembre dernier. Leur étude est en cours et
devait être achevée au maximum aujourd'hui, 30 janvier. Mais ce délai devrait
être prolongé de quelques jours.
Sur les 1.600 étudiants
demandeurs de s'inscrire en Algérie, seuls 2% sont détenteurs de bourses
d'études délivrées par le ministère de l'Enseignement supérieur, le reste de
l'effectif étant pris en charge par des instituts arabes, a précisé Harraoubia
pour qui «ce transfert est une mesure exceptionnelle qui appelle à des
solutions tout aussi exceptionnelles vu la complexité de ce dossier». A ce
sujet, le ministre avait déclaré la semaine dernière à Bordj Bou Arreridj
qu'aucun dossier n'a été rejeté par ses services. Sauf cas exceptionnel, les
étudiants jusque-là inscrits hors coopération seront admis dans des universités
égyptiennes.
Des étudiants ont été contraints
de rentrer en Algérie après que leur vie était devenue en danger depuis le
match Egypte-Algérie, le 14 novembre dernier au Caire. Intimidés, humiliés,
lynchés, ils sont retournés en Algérie après avoir fait l'objet de menaces de
mort dans ce pays. Une fois en Algérie, leur avenir est devenu dans l'impasse.
Ils ont alors décidé de lancer un SOS en direction de Bouteflika afin qu'il
prenne des mesures urgentes à même de leur permettre de poursuivre leurs études
en les intégrant dans des universités algériennes. Plus de 300 d'entre eux qui
sont rentrés de l'enfer égyptien, se sont rassemblés en décembre dernier devant
le siège du ministère de l'Enseignement supérieur, à Alger, pour exiger leur
prise en charge. Ces étudiants, dont le seul tort est d'être des Algériens, ont
été victimes d'une vague d'hostilité sans précédent en terre égyptienne.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Amine L
Source : www.lequotidien-oran.com