«Les travaux sont
à l'arrêt Monsieur le wali. Ils sont venus avec leurs engins, ils ont creusé,
puis ils sont repartis en laissant leur matériel à l'arrêt. Personne n'est venu
nous expliquer ce qui se passe ni combien de temps cela va durer. Personne ne
semble se soucier des retombées induites par les travaux en cours sur nos
commerces. C'est inacceptable ! ». C'est en ces termes pleins d'amertume que le
wali d'Oran, M. Sekrane Tahar, a été interpellé hier par des commerçants
d'Es-Sénia, au moment où il s'est arrêté au centre-ville de cette commune, dans
le cadre d'une visite d'inspection à différents points du chantier du tramway
d'Oran.
Cette frustration
des commerçants s'explique essentiellement par une absence criarde de
communication de la part de ceux en charge du projet, et ce en dépit du fait
que dans le cadre du contrat liant ce dernier aux pouvoirs publics, une
«enveloppe conséquente est consacrée justement au volet communication». Le wali
avait évoqué le sujet avant même qu'il ne soit posé par les commerçants.
En effet, dix
minutes avant l'incident, et dès le début de sa visite au dépôt auxiliaire
d'Es-Sénia, le wali a vivement critiqué le «peu d'égard» donné par «Tramnour»,
le groupement espagnol chargé de la réalisation du tramway d'Oran, à la
communication autour de cet important projet. Une carence, a-t-il dit, qu'il
faudrait impérativement rattraper, en ciblant en premier lieu les citoyens et
les commerçants activant sur le tracé du tramway.
« C'est un projet
qui interpelle à plus d'un titre l'opinion publique, et c'est, en partie, pour
apporter des réponses aux interrogations des citoyens que je suis là
aujourd'hui », a indiqué le wali dès le début de sa visite. Le chef de
l'exécutif a vivement recommandé au groupement espagnol de saisir par écrit,
chaque fois que le besoin s'en ressent, les commerçants aussi bien que les
citoyens dont les habitations se trouvent sur le tracé du tramway, pour leur
expliquer ce qui se passe sur le terrain, la nature des travaux, ce qu'on
attend d'eux mais surtout, en cas de problème technique qui bloque les travaux.
« C'est un mal nécessaire», a affirmé M. Sekrane Tahar pour résumer les
contraintes que pourraient générer les travaux du tramway sur la vie
quotidienne des Oranais. Mais, a-t-il ajouté, «il ne faudrait pas qu'un projet
aussi important que celui-là se transforme en une source de frustration pour
les citoyens, juste parce qu'il y a une carence en matière de communication».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com