Nombreux sont les citoyens confrontés quotidiennement aux tracas des
guichets des services de l'état civil et des guichets des daïras, allant des
files d'attente aux fautes et erreurs dans la transcription des noms et prénoms
sur les documents administratifs établis et qui nécessitent tout un parcours du
combattant pour apporter les corrections nécessaires. D'autre part et malgré
toutes les mesures prises par les services concernés, de nombreuses affaires
atterrissent devant les tribunaux pour la demande de correction, chose qui
cause un énorme préjudice au Trésor public et qui constitue une charge
supplémentaire pour les tribunaux.
Entre 1.000 et 1.300 demandes de modification des actes de l'état civil
sont enregistrées chaque mois par les tribunaux de la wilaya d'Oran. Une
trentaine de demandes de jugement est déposée quotidiennement au niveau des
tribunaux spécialisés à Oran. Dans ce cadre, le tribunal de la cité Djamel a
enregistre durant le premier semestre de l'année en cours quelque 7.000
demandes de jugement pour rectification d'erreur sur des documents officiels
délivrés par les services d'état civil des commune de Bir
El-Djir et Oran et notamment des actes de naissance
et actes de mariage. Durant la même période, plus de 5.100 jugements ont été
délivrés. Cependant, la faille se trouve plutôt dans le système, anachronique
et en mal d'organisation, et l'environnement de travail malaisé surtout
lorsqu'on sait que 80% des employés de l'état civil, recrutés dans le cadre du
filet social et de l'emploi des jeunes, ne sont pas diplômés. Dans de
nombreuses communes, c'est à des agents recrutés dans le cadre de l'emploi des
jeunes que sont confiées les tâches de l'établissement des documents en
question. Et les erreurs commises par certains agents non qualifiés sont
nombreuses.
«J'ai attendu deux ou trois mois pour avoir ma carte d'identité. Le jour
où je l'ai retirée, j'ai constaté une erreur dans la transcription de mon nom
de famille...», nous dit un jeune rencontré sur place. Pire, un citoyen venu
rectifier une erreur sur son nom a été surpris lorsque le préposé lui remit la
carte avec de nouvelles erreurs !
En 2010, près de 1.500.000 imprimés d'acte de naissance ont été
«consommés» par les services de l'état civil de la commune d'Oran. Cependant
ces actes n'ont pas été tous utilisés par les citoyens, car une grande partie
contenait des erreurs de frappe ou d'écriture.
Cette situation nous donne une idée sur la pression que connaissent ces
services et sur l'argent jeté par les fenêtres lorsque il s'agit de refaire un
acte de naissance deux ou trois fois, voire quatre fois, si ce n'est plus. Conséquence,
en grande partie, des erreurs commises par inadvertance par les employés de
l'état civil, les actes erronés sont la source de tracasseries administratives
immenses pour le citoyen.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com