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Épreuves restreignant la dynamique associative en Algérie



Épreuves restreignant la dynamique associative en Algérie
Si la loi n° 90-11 relative aux associations concédait une procédure souple quant à la création, champ d'activité et le financement, le partenariat en interne qu'en externe, les échanges de jeunes, à plus de 20 ans, le nombre d'associations tout statut confondu avait atteint près 90.000 associations. L'administration procédait constamment dans le positivisme par subventions en mettant en avant un contrat-programme. Partout, en Kabylie comme au Sahara, dans les Aurès comme dans l'Oranie, beaucoup de projets d'utilité publique étaient réalisé avec satisfaction à l'image respectivement l'aménagement des fontaines publiques et les circuits touristiques mis en place avec accompagnement dans le cadre des échanges du Nord-Sud en Automne et printemps et vice-versa en été ; quant à l'hiver, c'est l'hibernation en raison de l'endurance du climat dur.
Devant tous ses efforts, l'action certes était programmée mais, la structure de l'association mérite beaucoup d'égards et d'attention de la part du pouvoir politique conformément aux dispositions contenues dans les articles n° 9, 10, 16, 34, 35, 51-54, et 80 dictées par la Constitution votée par le peuple algérien en 2020.
Pour y remédier à ces lacunes enregistrées durant la mise en œuvre des programmes établis par les associations tous statut confondu, il est notoire d'énumérer, en somme, certaines principales épreuves ou contraintes excitées par le mouvement associatif en Algérie 1- Tracasseries administratives : A l'image des instructions portées devant toute administration publique en vue d'alléger et rendre la procédure réglementaire ou administrative plus souple et la suppression de la paperasse devant les doléances du citoyen, on témoigne que l'association souffre énormément de ces tracasseries administratives.
A ce titre, en dépit de remplacement de l'agrément par une déclaration simple, le sentier pour y arriver chez d'autres sphères administratives et financières demeure épineux.
Comme solution, et au nom de la numérisation avancée comme slogan : peut-on procéder à la transmission du dossier de création ou tout autre document par voie électronique et en parallèle téléchargé le récépissé en direct et à titre officiel ? 2- La formation : certes, la loi exige que le panel constitutif soit composé de compétences avérées, mais les jalons de gestion et rédaction administratives, gestion financière et comptable et organisation et la tenue du patrimoine et des archives ainsi que les démarches liées à la soumission et captivité des projets, nécessite une formation complémentaire dans un organisme étatique à la charge et/ou sur autorisation de l'autorité compétente. Comme acquis relevé, des jeunes volontaires exerçant certains métiers manuels trouvent d'embauche suite aux actes de participation au volontariat. 3- Administration, collectivités locales et établissements sourd-muet : relevée une contrainte majeur et triée comme une fausse accusation, l'administration s'articule sur l'application de textes législatifs et réglementaires. Donc, en dépit que la Constitution prévoit la réception et réponse aux requêtes de toute personne morale ou physique, le rapport demeure inadéquat et inapproprié. Si les uns répondent avec satisfaction, il y en a d'autres qui critiquent votre existence. Le statut du bénévole demeure constamment fragile en matière de négociation et positionné en déséquilibre en rapport de force. L'autorité compétente est désormais appelée à remédier à cet handicap communicationnel et canaux d'échanges. 4- Sources de financement problématiques?: Devant l'inaffectation d'un budget au préalable, l'association trouve du mal à projeter un programme d'action, quoique minime ou colossal. La forme de projets socio-économique, peut inciter à mobiliser un financement. L'Administration concernée propose un travail volontaire à réaliser avec une prise en charge financière couronnée par une co-signature. Comme illustration, la prise en charge des personnes âgées durant une période donnée avec un programme de divertissement, distraction et excursions nécessite la participation et des moyens de la part des services de la Solidarité nationale. Instruire les collectivités locales et sociétés nationales à prévoir dans leur fascicule budgétaire annuel, un titre réservé aux actions sociétales et solidaires serait une opportunité alléchante devant les associations en matière de concurrence et de champ d'application voire de réalisation. 5- Cadre juridique purement administratif?: L'outil juridique existant présente un cadre d'exercice à caractère purement administratif. Aucune relation économique ou managériale n'est relevée. Le président de l'Association se trouve dans une position carrément de gérant, loin de sa mission humanitaire et noble de volontaire au profit de la collectivité. Les sanctions et les amendes demeurent une entrave devant toute action innovante de par l'interprétation penchant de l'objectif escompté. Outre le volontariat comme acte fondateur pour toute association, la création de service contentieux est une nouvelle mission. A quoi bon d'être volontaire et recueillir un litige ? 6- Bénéfice auprès d'autres organismes : Le profit est tiré par les deux parties. L'une exerce sa mission jugée noble et sociétale avec un impact humanitaire, l'autre, outre l'acte publicitaire, participe à la croissance économique et/ou la promotion de la société dans son image et environnement. 7- Communication et canaux de liaison : l'Association met en place , outre le président de par son statut le représentant légal devant toute administration, un chargé de communication et des relations publiques s'avère d'une utilité majeure en matière de vulgarisation du programme d'action, circuit d'adhésion, gestion des social-média et déclarations devant les médias lourds. La maîtrise des techniques de rédaction administrative et compte- rendus y compris les correspondances devient un critère objectif de nomination. Le contact avec les partenaires doit être constant et régulier avec échange de documents et expériences. 8- Accès à l'acquisition de biens : une Association ne peut être constamment locatrice, elle pourrait avoir une opportunité de contracter un crédit auprès d'une banque pour réaliser son siège social ou une école de formation. Acquérir un bien n'est pas un luxe, renforce l'existence du corps de l'association et purifie son image de marque au sein de la société, allant vers une crédibilité et présomption à l'égard également des adhérents. 9- Cogestion des projets au niveau national et à l'international : y a-t-il une formule permettant à une Association d'accéder à un projet en cogestion ou co-animation telles que les structures de jeunesse au Grand Sud ou des maisons d'hôte en Kabylie ? Comment doit-on tirer profit de ce type d'infrastructures de jeunesse ? 10- Etouffé par l'Etat : le volontaire mérite une liberté de conscience, d'opinion, d'action et d'expression. En somme, l'Association ne se gère nullement comme administration en sens carrément vertical, le fonctionnement horizontal pourra rendre service efficace et efficient. La présence du genre accentue le sens de l'exercice démocratique au sein de la société. La civilisation recommande l'adhésion pleine de la société civile.
En conclusion, la maison Association se substitue à l'image d'une école ou un espace d'apprentissage par excellence de prise de parole, d'exercice de la liberté d'expression, d'opinion et d'action entrepris au profit de la collectivité nationale. L'émergence d'une société, loin des troubles et faits nuisibles dépend étroitement de la mobilisation par la vulgarisation et la formation des notions et thématiques de développement à la jeunesse. Sans toutefois oublier, la rencontre et les échanges de jeunes issus de divers horizons géographiques contribuent, à la fois, au renforcement des capacités de raisonnement chez l'individu et enregistre un impact positif sur la cohésion nationale. Comme preuves à l'appui, nous n'oublions jamais l'expérience bénéfique et efficace du Service militaire comme espace pédagogique et d'apprentissage pratique tous azimuts confondus dans le renforcement des liens sociaux et l'éveil de la conscience nationale. Un autre exemple ancestral, le mode de vie Thiwizi demeure à ce jour et depuis des millénaires considéré un espace de convivialité, de partage équitable, de cohésion sociale dont l'individu et la collectivité, chacun assume sa responsabilité et recueille sa considération.
(Suite et fin)
Hama Nadir,
DPGS en Management des Projets
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