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Entreprises privées chargées de la collecte des déchets: Protestation et circulation perturbée sur le troisième périphérique



Nouvelle démonstration de force, hier, des entreprises privées chargées de la collecte des ordures ménagères au niveau de la ville d'Oran pour réclamer le paiement de leurs créances, qui se comptent en plusieurs milliards de centimes, auprès de l'APC d'Oran.Une cinquantaines de camions à bennes ont pris, ainsi, place, dès 7 heures du matin, tout au long du tronçon reliant le rond-point de la Cité Djamel-Eddine au rond-point El Bahia sur le troisième boulevard périphérique, gênant considérablement le flux automobile sur cet important axe où de longs bouchons se sont formés. «Nous ne sommes pas en grève. Nous sommes en faillite», pouvait-on lire sur des banderoles accrochées sur leurs camions. Une précision que les protestataires jugent nécessaire pour «expliquer à l'opinion publique la véritable situation dans laquelle leurs sociétés se trouvent». Une situation qu'un des jeunes entrepreneurs nous résume en affirmant que «sa société créée dans le cadre de l'ANSEJ est depuis deux années en situation de cessation de paiement du crédit contracté auprès de la banque qui vient de le mettre en demeure par voie d'huissier de justice». «Le plus grave, a-t-il ajouté, c'est qu'on ne dispose d'aucun papier, aucun cahier de charges prouvant nos prestations auprès de l'APC d'Oran au cours de l'exercice 2020, sachant que cette dernière nous doit, en plus, des créances datant de 2014, 2015 et 2019».
«La patience a des limites et aujourd'hui, c'est l'existence même de nos entreprises qui est menacée», s'insurge un autre chef d'entreprise, qui dénonce «le silence coupable» de l'APC d'Oran qui, a-t-il dit, «refuse toujours tout dialogue avec les protestataires». «Au lieu de privilégier le dialogue avec les représentants des entrepreneurs, l'administration préfère imposer sa vision du fait accompli pour casser le mouvement, en traitant individuellement avec certains d'entre eux, auxquels elle confie des tâches à accomplir avec des bons de commande», a-t-il affirmé. Avant de dénoncer une réunion tenue récemment au siège de la DHA en présence de certains de ces entrepreneurs qui acceptent de travailler avec des bons de commande. «Une réunion à laquelle nous n'avons pas été conviés ni même voulu nous écouter lorsqu'on s'y est présenté», a-t-on conclu. «Face à ce refus de dialogue, on est dans l'obligation d'aller parler directement avec le ministère de l'Intérieur. On attend juste la levée des restrictions interdisant les déplacements entre wilayas pour nous diriger vers Alger avec nos camions pour faire entendre nos voix», a-t-on par ailleurs soutenu.
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