Oran - Revue de Presse

Entreprises familiales



Les chiffres de Benbada Tout en reconnaissant les insuffisances et les carences qui existent encore dans son secteur, M. Benbada a affirmé que des efforts supplémentaires doivent être déployés pour améliorer le domaine de la PME en Algérie. Sans donner les statistiques exactes sur le nombre d?entreprises familiales en Algérie, le ministre a souligné que la grande majorité des entreprises privées sont à prédominance familiale. « Nous n?avons pas de chiffres sur le nombre exact d?entreprises familiales. Le manque de transparence dans la gestion de ses entreprises et l?évasion fiscale sont les facteurs qui ne nous ont pas permis d?évaluer le nombre d?entreprises privées en Algérie », a-t-il déclaré. La pression fiscale dont se plaignent les chefs d?entreprise privée, a-t-il précisé, « ne peut pas diminuer s?il n?y aura pas d?élargissement des ressources fiscales ». De ce fait, le ministre a exhorté les patrons de ces entreprises à adopter plus de transparence pour pouvoir bénéficier de l?aide des autorités. Dans la foulée, M. Benbada a affirmé que les entreprises familiales « sont les plus réputées par ce phénomène d?évasion fiscale ». « On a entre 400 à 420 entreprises privées exportatrices et nous avons un programme d?aide pour elles. Il faut seulement qu?elles se développent et exportent », a-t-il lancé. Revenant sur la question de la bonification des taux d?intérêts, une vieille revendication des patrons d?entreprise, le ministre a annoncé la préparation d?un texte exécutif afin de répondre à cette doléance. Toutefois, a-t-il ajouté, « il y a des critères qui vont être pris en considération pour sélectionner les entreprises qui en profiteront ». « Il y a un fonds de bonification de taux d?intérêts », a-t-il indiqué. La rencontre d?hier est pour lui « une opportunité pour les entreprises nationales afin de leur permettre d?avoir les réflexes nécessaires si elles veulent se maintenir et se développer ». Le ministre a mis en exergue, par ailleurs, l?existence d?une élite d?entreprises privées ayant réalisé de bons résultats. Cependant, le perfectionnement des entreprises privées, en particulier les entreprises familiales, est conditionné, selon M. Benbada, par quatre facteurs. « Il faut la continuité, la communauté, la communication au réseau spécifique et la liberté de prendre les décisions », a-t-il martelé. Les recommandations qui découleront de ladite conférence, selon le ministre, feront l?objet d?un mémorandum pour la prise en charge des doléances des entreprises familiales. Ces dernières, a-t-il rajouté, ont souvent recours au financement familial au lieu de diversifier leurs sources de financement. Intervenant lors de cette rencontre, la représentante de la Société financière internationale (SFI), coorganisatrice de la conférence, Houria Sammari, a mis l?accent sur l?importance de l?apport des entreprises familiales dans le PIB international, estimé à plus 50%. « Globalement, les entreprises familiales dominent le domaine économique. Elles sont les plus génératrices d?emploi », déclare-t-elle. S?agissant des travaux de SFI en Algérie, Houria Sammari déclare qu?Arab Leasing Bank Corporation, l?une des banques de la Banque mondiale, a signé 70 contrats à valeur moyenne de 200 000 dollars avec des entreprises privées algériennes.
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