
On se rappelle comme si c'était hier, alors qu'il y'a prés de 24 ans ces évènements qu'on a appelé les évènements du 5 octobre ou les évènements d'octobre ont survenu après une série d'explosions récurrentes : Tizi Ouzou (Printemps berbère de 1980). Oran (1984). Constantine Sétif (1986). La grève de Rouiba (septembre-octobre 1988) indique que le défi social tend à devenir le problème majeur d'un régime tiraillé par les luttes sournoises entre différentes factions, dont la plus importante oppose le Président Chadli Bendjedid (1979-1992) à l'establishment du parti unique FLN qui contrôle à la fois le syndicat UGTA et l'Organisation des Anciens moudjahidine (ONM), Absent de la capitale de juin à septembre, le président Chadli convoque une réunion des cadres le 19 septembre et prononce un discours virulent contre l'immobilisme du parti et du gouvernement. Lorsque les manifestations éclatent le 5 octobre à Alger et se propagent très vite à d'autres villes du pays, les adversaires du président diffusent des rumeurs lui en imputant la responsabilité sinon l'organisation. Les jeunes manifestants, qui sont descendus dans la rue après une pénurie des produits de première nécessité provoquée disait-on Puisque les stocks étaient pleins visaient les locaux du parti FLN, les édifices publics et les magasins de l'Etat en Algérie. Le 6 octobre, le président proclame l'état de siège et en confie la responsabilité au général Khaled Nezzar. La cellule de crise créée la veille fonctionne sans le Premier ministre Abdelhamid Brahimi et sans Mohamed-Cherif Messaâdia, responsable du parti. La manifestation qu'organisent Abassi Madani et Ali Benhadj le 7 octobre, malgré l'opposition de cheikh Sahnoun, dégénère sous l'effet des débordements et des provocations : l'armée tire sur la foule. Sans le vouloir, le régime venait de livrer la rue aux islamistes dont l'ancrage dans les mosquées constituait un ensemble de réseaux sans équivalent dans la société.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Touffik
Source : www.reflexiondz.net