Quelque quatre
cents étudiants de l'ENSET ont observé, hier en fin de matinée, un sit-in au
sein de cet établissement. C'est la section de l'UGEL qui a appelé à ce premier
mouvement de protestation. Par ce regroupement, les étudiants, en fin de cycle
de formation, entendent protester contre la décision prise par le ministère de
l'Education nationale d'avancer la date du concours de recrutement des
enseignants. Selon les termes d'un communiqué ayant sanctionné ce mouvement de
protestation, d'habitude le concours est programmé pour le mois de septembre de
chaque année. Son organisation, le 12 mai, c'est-à-dire avant la fin de l'année
universitaire, est considérée par les étudiants comme une «forme d'exclusion».
On nous précise que le dépôt des dossiers a été fixé entre les 25 et 27 avril
prochains. Nos interlocuteurs précisent qu'une délégation, formée de leurs
représentants, a tenu une réunion avec l'administration de l'école qui affirme
ne pas être au courant de ce changement de date du concours de recrutement. Les
étudiants menacent donc de radicaliser leur mouvement de protestation si le
ministère de l'Education nationale ne renonce pas à son projet. On ajoute que
c'est la seconde forme d'exclusion que subissent les étudiants de cette école,
jadis auréolée, en l'espace de deux ans, selon les dires de certains.
Soulignons, par ailleurs, que plusieurs étudiants de cet établissement ignoraient
la tenue de ce mouvement de protestation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ziad Salah
Source : www.lequotidien-oran.com