Les analystes politiques s'accordent à dire que le vote islamiste sera l'un des enjeux majeurs des prochaines législatives. Après les bouleversements politiques qui se sont produits en 2011 dans notre région, et qui ont vu cette mouvance en tirer les dividendes en Tunisie, au Maroc et en Egypte, la question se pose : l'Algérie 'tombera-t-elle à son tour '' Les partis islamistes algériens ont déjà la réponse : ils sont plus que jamais convaincus que l'Histoire leur a donné rendez-vous le mois de mai prochain, tablant, avec la foi chevillée au corps, sur le fameux effet domino.
Et pour mettre toutes les chances de leurs côtés cette fois-ci, on les a vus ces derniers jours tenter de laisser au placard leurs ranc'urs historiques et leurs divergences politiques pour prêcher l'union sacrée. Un prêche dans le désert. Pour le moment du moins, car on n'a pas encore vu d'initiatives s'inscrivant dans cette perspective.
Le pouvoir, qui a pourtant opté pour une politique de banalisation des partis islamistes, expliquant, à la communauté internationale surtout, qu'ils sont parfaitement intégrés dans le jeu politique, n'est pas pour autant si tranquillisé que cela. Et sa démarche qui consiste à légaliser le maximum de partis islamistes pour provoquer un émiettement des voix n'est pas étrangère à cette peur qui le pousse à se prémunir contre le risque de voir l'hydre islamiste se réveiller.
Et ce n'est certainement pas par hasard que Belkhadem, le 'barbéféléne', fut envoyé hier à Oran en mission commandée pour tenter de prêcher pour sa chapelle et se présenter comme la synthèse tranquille entre nationalisme et l'islamisme. Tout récemment encore, il y a eu une réunion qui avait regroupé les principaux responsables des institutions sous la présidence du chef de l'Etat. Au menu : la question islamiste.
C'est dire à quel point le pouvoir, tout en affichant une sérénité de façade, et en faisant aussi mine de redouter l'abstention, appréhende tout de même la donne islamiste. Dans le même temps des yeux de Chimène pour les démocrates. Le FFS, notamment, dont la participation, quasiment acquise, ne manquerait pas de donner un crédit certain à la consultation du mois de mai.
O. O.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Omar Ouali
Source : www.liberte-algerie.com