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Enfin des travaux partiels de l'éclairage sur la route de la corniche supérieure



Après huit années d'attente, des travaux ont été enfin lancés pour l'installation partielle de candélabres sur la sinueuse et lugubre route de la corniche supérieure, à proximité de l'échangeur de Mers El Kébir.Selon le constat établi sur les lieux par Le Quotidien d'Oran, des ouvriers étaient à l'?uvre pour mettre en place les socles sur la route à double voie à hauteur du lieudit Aïn Khadija. Il s'agit en réalité d'un projet d'utilité publique qui somnolait dans un tiroir poussiéreux depuis début 2015, année durant laquelle il aurait en principe été réalisé avec une manne d'argent, dont a bénéficié la daïra d'Aïn El Turck et ce, dans le cadre du Plan communal de développement (PCD) pour un apport financier d'un montant de 6,6 milliards. L'éclairage public devait être installé le long de cette route à double voie sur une distance de huit kilomètres, entre la commune de Mers El Kébir et le chef-lieu de ladite daïra. Mais cependant là où le bât blesse réside dans le fait que l'autre partie de cet axe routier, beaucoup plus importante en termes de kilométrage, essentiellement caractérisée par des virages en épingle à cheveux, ne semble, à priori, pas être concernée par ces travaux. Un ridicule outrancier, en partant du fait que, cette zone sombre, dans le sens concret du terme, est également et sordidement confrontée à la brume opaque qui se manifeste régulièrement toute l'année notamment dans la matinée et après le crépuscule en rendant ainsi la visibilité presque nulle sur plusieurs mètres avec l'absence d'éclairage public en sus. Toujours est-il que, depuis son inauguration en 2012 par l'ex-wali d'Oran de l'époque, Boudiaf Abdelmalak en l'occurrence et ce, après avoir été ciblée par un aménagement, qui a coûté près de 200 milliards, avenant y compris, les usagers ont été gavés à satiété de promesses formulées par les autorités qui se sont depuis succédé après, mais sans pour autant voir le bout... de la route, baptisée l'axe de la mort. En effet, un lourd tribut, enfanté par une insolente et stupide indifférence des uns et des autres à l'égard des multiples revendications des habitués de ce tronçon routier, a été enregistré avec une quinzaine personnes tuées et autant d'autres blessées, à différents degrés de gravité, suite à des chutes de véhicules du haut de la falaise dans l'obscurité ambiante. Notons que les travaux d'installation de l'éclairage public qui viennent d'être entamés au niveau de la sortie de l'échangeur, sur le territoire de la municipalité de Mers El Kébir, devront continuer en principe jusqu'à la bretelle desservant la commune de Bousfer et le chef-lieu de la daïra d'Aïn El Turck. Il y a lieu de signaler, qu'en inaugurant en 2014 la deuxième et dernière tranche des travaux d'aménagement de cette route, transformée en double voie, M. Zaâlane, wali d'Oran de l'époque, a souligné « qu'il veillera à ce que le délai de réalisation soit respecté dans tous les travaux, qui contribueront à la sécurité et le bien-être des usagers ». Ces derniers ont fait remarquer avec une humeur bilieuse «nous n'avons hélas rien vu venir depuis. Ce n'était en réalité que d'autres engagements qui n'ont pas été respectés et ayant été formulés par deux autres ex-walis successifs en l'occurrence MM. Chérifi et Djellaloui, lors de leurs visites d'inspection respectives des lieux ». Il importe de noter dans la foulée que ces usagers devront prendre leur mal en patience avant de voir une éventuelle éclaircie sur l'autre beaucoup plus importante partie de ce funeste axe routier, qui mène du lieudit Aïn Khadija jusqu'au bourg Coca. Une trotte obscure, dans les deux sens du terme, qui sera toujours exposée au péril.
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