Les «2.000 dinaristes» à l’assaut de la CNAS
Le siège de la Caisse nationale des assurances sociales d’Oran est depuis plusieurs jours pris d’assaut par une foule de citoyens en quête d’un document qui leur permet de bénéficier d’une prime sociale de 2.000 dinars.
Une situation insolite avec le rassemblement de plusieurs centaines de personnes venues bien avant l’ouverture des guichets de la CNAS. Cette situation a contraint les responsables de la caisse à prendre une décision inhabituelle mais pragmatique qui consistait en la fermeture pure et simple des portes d’accès de l’institution. Avec la bonne volonté des agents de la CNAS et les recommandations de leurs responsables sur l’accueil des citoyens, la situation générée par la prime scolaire aura transformé les locaux de la CNAS en un véritable marché. Les activités des employés de la caisse ont été totalement perturbées d’où le recours à la fermeture des portes. Pour avoir plus d’éclaircissement sur les raisons qui ont provoqué cette ruée vers la caisse, un cadre nous précisera «L’inconscience de certains agents d’administrations publiques, les mairies notamment, ont provoqué cette ruée» et d’ajouter «il est exigé des familles nécessiteuses concernées de ramener un document attestant de la non affiliation du père à la Caisse nationale des assurances sociales, ce que nos services délivrent normalement, or nos guichets se trouvent envahis par un nombre ingérable de personnes auquel nous ne pouvons faire face».
Les autorités locales ont été saisies pour tenter d’intervenir auprès des administrations communales ainsi que celles de l’éducation pour faire abstraction de ce document, spécialement durant cette période de remise de la prime scolaire devenue une véritable punition autant pour ceux qui la versent que pour ceux qui la reçoivent.
A signaler qu’il a fallu l’intervention des services d’ordre pour assurer la fluidité de la circulation sur le boulevard Ahmed Benabderrezak qui longe le siège de la CNAS à cause du mouvement de foule généré par le rassemblement. De leur côté, les citoyens interrogés expliqueront que l’attestation de non affiliation à la CNAS leur a été exigée pour certains par l’établissement scolaire et par les annexes communales pour d’autres.
L’action d’aide sociale relative à la prime scolaire versée aux familles nécessiteuses qui devait, comme instruit par le premier magistrat du pays, être versée dans la discrétion et la dignité, semble, bien au contraire, sortir du cadre du respect du démuni. Les scènes, comme celles exposées au public devant le siège de la CNAS d’Oran confirme bien que l’intention de bien faire est réelle mais l’approximatif et la mauvaise gestion de l’action sociale en elle même fait perdre toute notion de crédibilité à l’action aux nobles intentions.
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com