El-Ançor ploie sous le poids du chômage
Commune côtière, El-Ançor est la collectivité balnéaire la plus importante de la Corniche oranaise. Et pourtant !
Distante de seulement 4 kilomètres des Andalouses, cette proximité ne n’empêche pas que ses habitants, visiteurs et très nombreux touristes qui convergent vers les belles plages des Andalouses de pâtir de nombreux problèmes et de leurs impacts négatifs. En tête de liste de ces problèmes, il y a l’insécurité ambiante après que le stade réalisé en 1960, mais qui a fait l’objet d’actes de vandalisme, se soit transformé en repaire pour les marginaux et voleurs. A ce sujet, on signale que les murs de clôture des 3 stades de football, de basket et de handball ainsi que d’autres structures ont été vandalisés. Pour accéder à ces enceintes, les prédateurs ont pratiqué de grands orifices. De la sorte, ces stades ont été transformés en toilettes publiques et en gîtes nocturnes pour des bandits et dévoyés qui s’y adonnent à leurs louches activités et à la consommation d’alcools et de drogues. Ainsi, le danger pour les riverains ne vient plus que de ces stades mais de leur voisinage où les agressions et frictions ont fortement augmenté. Ces violences survenant surtout le soir, indisposent les habitants et les empêchent de dormir. Au centre d’El-Ançor même, plus précisément sur la place publique héritée de l’ère coloniale et qu’agrémentent des vestiges historiques, les lieux sont squattés par des commerçants qui y ont construit deux locaux. Pour empêcher les citoyens d’y accéder et de s’y reposer, ces commerçants ont complètement bouclé la place et détérioré les bancs publics ainsi que les statues qui l’agrémentaient. De la sorte, en l’absence de l’autorité, de l’APC pour ce cas précis, les citoyens sont privés de ce lieu de détente et de loisirs ainsi que des belles statues. Parmi les autres contraintes auxquelles font face les habitants d’El-Ançor, il y a le sempiternel problème d’irrégularité de l’alimentation en eau potable. Pour avoir une idée de la situation et des inégalités, signalons que les habitants des avenues Larbi ben M’Hidi et celle du Colonel Othman reçoivent de l’eau en permanence et sans interruption. Les habitants des autres avenues ne reçoivent le liquide vital qu’une fois la semaine et souvent même plus. Pour se désaltérer, ils sont condamnés à s’approvisionner auprès de citernes qui commercialisent une eau à l’origine douteuse, qui ne répond pas aux normes d’hygiène et qui leur revient cher. Volet santé et même si El-Ançor abrite plus de 10.000 âmes, la commune ne dispose que d’un dispensaire qui n’assure que des prestations anodines. Ici, il n’y a donc ni laboratoires d’analyses, ni permanence de nuit, ni ambulance d’où la nécessité pour les citoyens de faire plus de 50 km afin de rallier la clinique d’Aïn El-Turk ainsi que pour les autres prestations. D’autre part et même si les officiels s’en tiennent à leurs statistiques qui situent le taux de chômage aux alentours de 13%, la commune d’El-Ançor ploie sous le poids de cet autre fléau qui touche une très importante frange de sa jeunesse. Ceci, fait-on remarquer, en dépit de l’existence d’un complexe touristique avec 320 postes de travail et d’une carrière à Guedara. La zone étant à la fois vocation touristique et agricole, elle draine des milliers de touristes et estivants. En dépit de cela, les gens sont condamnés à l’oisiveté. Les jeunes d’El-Ançor seraient incapables de mettre à profit les immenses potentialités de leur commune ?
Khadra A/ Boualia R.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com