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«En cas de victoire, le FJD partagera le pouvoir»



«En cas de victoire, le FJD partagera le pouvoir»
Le président du Front pour la justice et le développement, FJD-El Adala, Abdallah Djaballah, dresse un bilan plus que positif de la campagne électorale pour les législatives. Lors d'une conférence de presse hier au siège de son parti, M. Djaballah a indiqué avoir sillonné 37 wilayas, dans lesquelles il a animé 118 activités entre meetings, rencontres de proximité et de sensibilisation. Outre l'affluence, le président du FJD, a toutefois affirmé avoir rencontré le désespoir chez les jeunes. Un phénomène ayant pour cause les fraudes constatées durant les précédentes élections, en sus de l'incapacité du pouvoir à prendre en charge les préoccupations des jeunes en matière d'emploi et de logement, ainsi que, l'absence de liens entre les citoyens et les députés, a-t-il indiqué. Mais, les débats engagés ont fini par rendre espoir aux jeunes sur la possibilité d'opérer un changement, qui a été rendu possible grâce à certains points positifs, a indiqué Djaballah, en citant la promulgation de la loi électorale, qui permet la présence d'observateurs étrangers et de représentants de partis pour le contrôle de l'opération de vote, ainsi que les développements survenus à l'échelle régionale, notamment le début d'une transition démocratique en Tunisie, au Maroc et au Yémen. Revenant sur la campagne électorale de son parti, le président du FJD a indiqué que la stratégie électorale adoptée était axée sur l'explication du programme du parti, dans ses différents chapitres. Il en profitera également pour rappeler ses réponses apportées aux partis du courant laïc, que ses déclarations de campagne étaient basées sur des études fiables, et sont applicables à la condition que son parti obtienne la majorité au prochain Parlement, et que le régime soit de type parlementaire. Parmi les points noirs recensés, Djaballah a annoncé que des militants d'un parti boycotteur ont poussé à la non participation et même mis des entraves devant nos concitoyens à Marseille. Globalement, c'est une campagne «propre et profonde», que Djaballah a affirmé avoir animé, et qu'il s'est rendu partout, y compris dans les marchés «sans être insulté par quiconque», comme rapporté par la presse. Il s'est targué, d'ailleurs, d'être le seul chef de parti à avoir osé faire une marche à pied entre le centre-ville d'Oran et la salle où il devait animer son meeting. En réponse aux commentaires sur le déroulement de la campagne, il a démenti qu'elle ait été timorée ou insipide. «Depuis 91 j'ai participé à toutes les élections, sauf celles de 2007 et 2009, et je peux dire que la campagne électorale qui vient de s'achever à été pareille aux précédentes», a-t-il dit, tout en déplorant la couverture médiatique de la télévision, qui a tenté sciemment, selon lui, de minimiser l'affluence aux meetings du parti, en pointant ses cameras sur des angles précis des salles, au lieu d'un balayage complet. La réalité est toute autre que celle montrée par l'unique, d'après ses dires, il en veut pour preuve que son parti a toujours constitué la première force politique dans certaines wilayas comme Annaba. Au lieu d'une campagne timide, il a indiqué avoir enregistré «un déluge humain» à des meetings qu'il a organisé. il ne s'est pas empêché en outre, de tomber à bras raccourcis sur le courant laïc pro-occidental en le qualifiant de «nain» et qui n'arrive pas à convaincre le peuple algérien, «en dépit des moyens matériels dont il dispose, de sa médiatisation et son infiltration au sein du pouvoir» . Il l'accuse d'user de l'islamophobie, depuis l'ouverture pluraliste dans le pays. Le FJD, quant à lui, s'il obtient la majorité, «va promouvoir la citoyenneté, et érigera un système où les emplois publics n'obéissent pas à des critères partisans mais à la compétence», dira Abdallah Djaballah, qui a annoncé qu'«en cas de victoire aux élections, le FJD ne gouvernera pas seul, il est pour un gouvernement de coalition qu'il partagera avec d'autres partis «en fonction des résultats des élections». Cependant, après avoir relevé certaines pratiques qui suscitent des craintes quant à d'éventuelles fraudes, dont l'abus de délivrance de procurations, Djaballah a interpellé le président de la République pour «rattraper les lacunes» constatées sur le terrain, et ce, avant de se fendre dans des explications magistrales sur la relation Etat-religion, soulignant la vision de l'islam pour un Etat civil, plutôt qu'un Etat Théocratique.
A. R.


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