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En attendant les jours de l'Aïd: Une mercuriale légèrement en baisse... mais pas assez



Le mois sacré du Ramadhan tire à sa fin sans que la mercuriale n'ait connu une baisse significative. Alors que les ménagères en particulier et le citoyen en général, espéraient une baisse au fur et à mesure que les jours passaient, une tendance constante des prix a été observée pour certains légumes à l'instar de la pomme de terre dont le prix n'est pas descendu sous la barre de 75 DA voire plus (85 DA) dans certains commerces. Principal aliment des Algériens, le prix de ce tubercule demeure toujours au-dessus de la normale malgré l'injection d'importantes quantités sur le marché de gros pour réguler les marchés, a-t-on constaté dans quelques espaces comme le marché populaire d'El Hamri et quelques magasins de vente de fruits et légumes ayant pignon sur rue à Maraval. Pour faire face à cette hausse l'antenne régionale de l'Office national interprofessionnel des légumes et viandes (ONILEV) a procédé, à partir de jeudi dernier à Oran, à une première vente de pomme de terre à prix réduit en injectant sur le marché, une quantité de 100 quintaux. Cette opération vise, outre la régularisation de ce tubercule sur le marché, à casser surtout la spéculation en fixant le prix à 55 DA le kilo. Cette première opération de vente directe aux consommateurs a eu lieu dans un point de détail situé à Es-Sénia (Oran). D'autre part même si quelques produits ont connu une baisse comme la tomate qui était cédée au début du mois sacré à 180 DA le kilo est actuellement à 100 DA, les ménagères et en particulier les petites et moyennes bourses estiment que les prix sont toujours hors de portée. Pour les légumes qui ont connu un semblant de baisse on cite la courgette qui est passée de 140 DA à 100 DA le kilo, la laitue à 100 DA au lieu de 150 DA, les haricots verts à 250 DA au lieu de 450 DA, la carotte à 70 DA au lieu de 100 DA. Mais selon un grand nombre de marchands de fruits et légumes, une hausse sera observée à la veille de l'Aid El Fitr, soit aujourd'hui et demain et s'étalera sur quelques jours. Cette énième hausse serait due à la rareté des produits agricoles durant les fêtes et la semaine qui les suit. Cette situation est devenue chronique à chaque grande occasion religieuse. Mais affirment-ils, les prix devront baisser juste après, car c'est bientôt la saison des récoltes.Les fruits en baisse, le poulet en hausse
En revanche, les prix des fruits ont connu une baisse cette semaine. La banane est passée de 350 à 220 DA, la fraise de 500 à 300 DA le kilo, la pastèque qui était proposée à 100 DA et actuellement cédé à 60 DA.
D'autres fruits (primeurs) qui viennent juste de faire leur apparition sur les étales demeurent hors de portée. Les pêches sont cédées entre 600 et 700 DA le kilo les nectarines et les abricots à 500 DA le kilo.
Au rayon boucherie, le prix du poulet reste toujours élevé. Même s'il est cédé à 340 voire 360 DA le kilo, au marché d'El-Hamri, son prix n'est pas descendu sous la barre de 430 DA le kilo pour le poulet entier et 480 DA en détail, à Maraval. L'équation de l'offre et la demande est abordée. Selon certains détaillants, en plus de la hausse des prix des aliments et des intrants ainsi que la multiplication des intermédiaires, le manque d'offres par rapport à la demande est à l' origine de cette hausse. Les éleveurs justifient cette hausse par la forte demande durant ce mois de Ramadan. Les prix des matières premières (maïs / tourteaux de soja) enregistrent aussi des fluctuations sur le marché boursier. Ceci est dû aux conditions sanitaires (Covid-19) et climatiques que les pays exportateurs ont subies durant les derniers mois. Sur le marché national, les prix des matières premières, notamment les tourteaux de soja ont atteint des pics importants, à cause de la baisse des stocks et les retards accumulés dans les approvisionnements. D'autres affirment que le prix du poussin pour poulet de chair est passé de 50 à 150 DA l'unité. Selon certains détaillants, la multiplication des intermédiaires est à l'origine de l'envolée des prix.
Pour les professionnels du secteur «Il faut qu'il y ait une stratégie claire pour arriver à vraiment réguler le marché. Celle-ci ne peut être efficace que si on prend en compte les besoins réels de notre marché local pour qu'on puisse, par voie de conséquence, organiser tous les maillons de la production afin d'éviter tout dérèglement ou écart démesuré en matière des tarifs». Cette hausse est due, selon un boucher, à l'absence d'un plan de production agricole stable. En somme que les ménagères arrivent, tant bien que mal, à acheter le nécessaire. Il est rare de trouver des paniers pleins.
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