10 délégués des habitants des Planteurs dépêchés à AlgerDe retour, jeudi, de la capitale où ils ont fait le déplacement pour faire avancer leurs revendications, les 10 délégués de l’association Haï Hadj Hassan de la cité des Planteurs ont rendu compte des résultats de leur mission à leurs mandants. Selon le porte-parole de la délégation, les autorités locales d’Oran ayant fait la sourde oreille à leurs doléances, les habitants, qui continuent à contester la liste des attributaires des 790 logements, ont remis des lettres au Président du Sénat, à celui de l’APN, au Chef du gouvernement, au ministre de l’Habitat ainsi qu’une pétition au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. Dans ces lettres, dont ils nous ont remis copies et qui portent l’accusé de réception des différents destinataires, le Comité de Haï Hadj Hassan réclame la suspension de l’opération de démolition prévue pour dimanche 16 juillet et l’envoi à Oran d’une commission d’enquête dont il attend qu’elle mettra à nu des dépassements. Dans la lettre remise à la chefferie du gouvernement, les contestataires rappellent qu’il s’agit du programme de 2000 logements destinés aux habitants des Planteurs décidé dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire, la misère et l’exclusion mais qui n’auraient pas obéi aux normes préalablement fixées. Selon ces sources, au lieu et place des F3 et F4 figurant au programme, des habitants n’ont eu droit qu’à quelques F3 et des F2 dont la réalisation n’a pas tenu compte des normes urbanistiques et qui ne sont dotés ni d’AEP, ni d’électricité ni d’aucune autre commodité. Ceci fait que les citoyens continuent à s’interroger sur la destination qu’auraient prise les F4.
Poussant plus en avant leurs accusations, les responsables du comité assurent que parmi les bénéficiaires, les noms de plusieurs personnes étrangères au quartier, à la ville et à la wilaya d’Oran ont été relevés. En tout état de cause, jeudi, aux environs de 17 heures, la délégation, de retour d’Alger, a réuni ses mandants. S’adressant aux centaines de citoyens venus les écouter, les délégués ont tout d’abord tenu à les inviter à éviter le recours à la violence et ne pas céder à la provocation. «Votre message a été porté aux différentes institutions du pays et notre sort est actuellement entre de bonnes mains. Nous avons demandé le gel de la décision de démolition et l’envoi d’une commission ministérielle pour s’assurer de la véracité de nos dires. Si dimanche les autorités locales viennent démolir, nous refuserons de quitter nos foyers et leur feront endosser l’entière responsabilité de ce qui pourrait advenir. Ne quittez pas vos demeures et laissez-les les démolir sur vos têtes» ont-ils conseillé à près de 500 citoyens, en majorité des jeunes, qui affichaient leurs intentions de s’opposer par tous les moyens à la démolition.
Lors d’un point de presse improvisé jeudi soir, les responsables du comité de Haï Hadj Hassan ont tenu à appeler les autorités locales «à réviser leur position et à éviter la provocation.
La logique voudrait que maintenant que l’affaire est entre les mains des plus hautes autorités de l’Etat du gouvernement, les autorités locales devraient faire preuve de plus de sagesse» estime Djamal, le chef de la délégation. Le 16 juillet 2006 étant pour très bientôt, quelles décisions prendront les pouvoirs publics et les habitants pour éviter les dérapages ?
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com