Près de 500 entreprises ont signé des contrats d'insertion professionnelle
avec la direction de l'Emploi, depuis juin 2008, selon le service de Promotion
de l'emploi et de l'insertion professionnelle. Ainsi, 8.522 jeunes ont été
placés, en 2009, à Oran dont 3.717 universitaires placés dans le cadre du
Contrat d'insertion des diplômés (CID), 1.610 jeunes de niveau secondaire dans
le cadre du Contrat formation (CFD), et 2.925 dans les chantiers et l'artisanat
dans le cadre du Contrat formation insertion (CFI). Selon la même source, des
contrats de travail aidé (CTA) ont été signés, en 2009, avec 54 entreprises
économiques.
Entrée en vigueur depuis le 25
décembre 2005, la loi n° 04/19 du 25 décembre 2004, obligeant les employeurs,
publics et privés, de passer par les agences de l'emploi, pour tout recrutement
au sein de leurs entreprises, semble donner ses fruits. En plus de gérer les
offres de l'emploi par des agences spécialisées, cette loi aide à instaurer une
transparence dans le recrutement selon les capacités de chaque postulant et
lutter contre le chômage. Ainsi et durant l'année 2007, les agences locales de
l'emploi ont effectué 7.529 placements contre 4.655 placements effectués en
2006. Durant la même année (2007), l'agence en question a enregistré 22.301
demandes d'emploi contre 32.659 en 2006. Néanmoins, rares sont celles qui ont
renouvelé le contrat de travail aidé, déplore la même source. En effet, la loi
n°04/19, du 25 décembre 2004, oblige les employeurs à notifier à l'agence
habilitée tout emploi vacant dans leur entreprise et qu'ils souhaitent pourvoir
et de transmettre les informations relatives aux besoins en main-d'œuvre et aux
recrutements effectués. Tout contrevenant aux dispositions de cette loi
relative à la notification des offres, et aux information à transmettre à
l'agence est puni d'une amende allant de 10.000 à 30.000 dinars par poste
vacant non notifiés et de 10.000 à 30.000 dinars pour tout recrutement effectué
ou besoin de main-d'Å“uvre non transmis à l'agence chargée du service public de
placement. En cas de récidive, l'amende prévue est portée au double. La fausse
déclaration est également punie. De leur côté, les entreprises sont contrôlées
par les services de l'Etat, tels les inspecteurs du Travail dont la mission est
de relever les infractions liées à cette loi. Notons que l'Agence nationale de
l'emploi est tenue de satisfaire l'offre d'emploi dans un délai maximum de
21jours. A défaut, l'employeur peut procéder au recrutement direct tout en
informant, immédiatement, ladite agence.
D'autres dispositifs pour lutter contre le chômage
Par ailleurs, 3.000 jeunes ont été recrutés en 2009, dans la wilaya
d'Oran, au titre du dispositif d'insertion. Le dispositif d'insertion sociale
des jeunes mis en place en 1994 vise, en priorité, à générer plus de postes
d'emploi pour les jeunes chômeurs et à les aider à la formation. Ce quota se
répartit entre les 26 communes de la wilaya, soit 200 postes de plus au titre
du même dispositif, sachant que les secteurs les plus pourvoyeurs sont les
Collectivités locales et l'Education nationale. Chaque jeune perçoit, dans le
cadre de ce dispositif, une prime mensuelle de 2.500 DA, alors que cette
opération permet d'aider les jeunes chômeurs à acquérir une expérience en
matière de formation et à leur ouvrir des perspectives dans le monde du
travail. La wilaya d'Oran s'est, en outre, renforcée de 2.000 postes d'emploi,
dans le cadre des métiers d'utilité pour les collectivités locales. La
répartition de ces postes se fera selon les besoins des 26 communes de la
wilaya. Les missions des agents, recrutés dans ce cadre contribuant à résorber
le chômage et l'insertion sociale des jeunes, portent sur le nettoyage des
espaces verts, le désherbage, l'embellissement et l'entretien des périmètres
urbanistiques. Ces agents bénéficient de l'ensemble des droits socioprofessionnels
dans les différents projets intégrés tels le projet «Blanche Algérie» et
«Tup-Himo» et autres projets visant à améliorer le cadre des villes et la
protection de l'environnement. Les services de la wilaya d'Oran comptent, sur
la campagne de désherbage enregistrée en densité sur les abords des routes
reliant les communes d'Oran et à proximité des fermes, dans certains espaces
verts et autres de la ville. La plupart des présidents d'APC, notamment ceux de
Bir El-Djir, Oran et Aïn El-Turck considèrent que l'objectif de création de ce
dispositif d'emploi est de présenter un service public de qualité pour les
citoyens des villes. Le P/APC d'Es-Sénia a signalé, dans ce cadre, que ses
services sont confrontés au problème de prise en charge des phénomènes altérant
le cadre de la ville et l'environnement, notamment les déchets industriels et
les mauvaises herbes qui ne sont pas pris en charge par les éboueurs. D'autre
part, il a annoncé que des journées «portes ouvertes» placées sous le slogan
«Construisons ensemble notre avenir» seront organisées du 14 au 16 février, à
Oran. Ces journées d'information, qui ont pour objectif d'orienter les jeunes
et de les sensibiliser sur les opportunités d'emploi offertes, verront la
présence des représentants de cinq banques publiques, a-t-il souligné. D'autres
organismes, en rapport avec l'emploi, seront également au rendez-vous, entre
autres la direction de l'Emploi de la wilaya, l'inspection régionale du
Travail, la direction régionale de l'Emploi (DREM), l'agence nationale de
l'Emploi (ANEM), l'agence nationale de Soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) et
la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC). Des jeunes promoteurs de
micro-entreprises ayant réussi leurs projets sont également invités à cette
rencontre.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com