La colère des entreprises d?hygiène
« La direction de l?emploi doit mettre la main au porte-monnaie : les 15,5 milliards qui sont dans ses caisses, depuis la fin de l?année, devront bien servir à payer la soixantaine d?entreprises versées dans le nettoiement des 161 lots éparpillés à travers Oran rentrant dans le cadre dit TUP HIMO (Travaux d?utilité publique à haute intensité de main-d??uvre). Nous ne sommes pas payés depuis novembre », déplore le chef d?une entreprise d?hygiène. Et un autre problème ! Et pas des moindres : du côté des cadres universitaires, pas plus que les non-diplômés, l?on déplore également « le blocage de 2 800 postes d?emploi dits « salarié initiative locale » (ESIL) pour les premiers et 1 320 postes dans le cadre du contrat pré-emploi (CPE) pour les seconds. « Salaires bloqués, entreprises impayées, opacité dans la distribution des locaux commerciaux et cession des anciennes galeries publiques... », décidément, les griefs ne manquent pas à l?encontre de la direction de l?emploi. Les choses ne sont pas aussi simples et semblent de plus en plus se corser pour cette administration publique. De fil en aiguille, la colère semble couver dans le monde de l?emploi. Une réunion est d?ailleurs prévue, cette semaine, par les entrepreneurs, afin d?accorder leurs violons en vu « d?une meilleure défense de leurs droits. » « A ce rythme, faute d?argent, bien des entreprises mettront la clé sous la porte », se plaint un entrepreneur qui s?interroge : « Plutôt que de jouer au jeu de ??je te donne d?une main ce que je te reprends de l?autre??, pourquoi ne pas, tout simplement, mettre la main à la poche et payer les entreprises ? » Où sont les locaux lancés par Bouteflika ? « Un directeur a succédé à un autre et les mesures annoncées ne complètent pas forcément le plan annuel 2005 mis en place par son prédécesseur. » C?est ce que viennent de constater les entrepreneurs qui se plaignent du retard mis dans le payement de leurs prestations entrant dans le cadre du plan TUP HIMO lancé l?an dernier. Autres interrogations à la direction de l?emploi : « Où sont les 4 672 locaux commerciaux promis aux jeunes chômeurs par la même direction et qui ont vu la pose de la première pierre par le président de la République, lors de l?une de ses visites, l?an dernier à Oran ? » Un quota qui prévoyait, une centaine de locaux par commune. Plus encore est cette autre frustration : « A quand est prévue la cession au profit des jeunes chômeurs des anciennes galeries publiques se trouvant rue Boulanger ? » « Alors, bien sûr, on pourrait présenter cette idée comme généreuse mais les faits s?inscrivent en porte-à-faux des discours. », regrette Djamel, 26 ans. Les griefs prennent diverses formes pour protester contre un système « opaque et bureaucratique. » Chefs d?entreprises comme chômeurs disent rencontrer bien des contraintes : « Le directeur de l?emploi est tout le temps absent. A chaque demande d?audience pour pouvoir lui exposer nos problèmes, il n?est pas là », raconte un entrepreneur. Etant également conseiller du wali, le nouveau patron de cette administration publique attire bien des reproches liés à « son indisponibilité chronique. » Les tentatives d?El Watan de contacter M. Amrouche, directeur de l?emploi, ont été vaines.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Cherif Lahdiri
Source : www.elwatan.com