Oran - A la une

Embarek Mohamed nous a quittés jeudi: Adieu l'artiste et merci pour tout !



? Lorsque la funeste nouvelle a commencé à se propager, tous ceux qui, comme nous, connaissaient l'impressionnant gabarit d'Embarek Mohamed, ont eu du mal à y croire. C'est que le fils de Haï Sidi El Houari, qui a hérité du surnom de Philippe qui a fait sa popularité à Oran et ailleurs, jouissait d'une santé exemplaire, fruit de toute une vie consacrée au sport. Il faisait partie des trois « historiques » avec Mostefaï Tahar et Mustapha Boudahri à avoir lancé l'haltérophilie et le culturisme à Oran dès 1962. D'ailleurs, ce dernier est allé disputer le championnat du monde en Suède, alors que Tahar et Embarek ont représenté l'Algérie à Londres dans leurs catégories respectives au rendez-vous mondial cette même année. Tahar nous a quittés prématurément alors qu'Embarek et Boudahri ont servi avec une passion jamais démentie, dans les deux disciplines (finalement de la même famille avec les barres, poids et haltères), une jeunesse ravie d'avoir de tels professeurs. C'est simple, pendant plus d'un demi-siècle, ils ont travaillé d'arrache-pied, loin des feux de la rampe, comme fondateurs de ligues, athlètes, entraîneurs et arbitres, une « panoplie » qui ne sera certainement pas égalée de sitôt. Tous les DJS qui se sont succédé à Oran, et particulièrement les emblématiques Bekri, Hadj Sekkal, Mohamed Benaboura et Cherif Hocine, n'ont eu que des satisfactions avec ces trois athlètes d'exception. Dan ce même ordre d'idées, on ne saurait oublier leurs collègues Hasni Fekir, Abed Kaddour, Ouaddah Ahmed, Miloud Belarbi, Djillali Draoua, Amar Bahida, Raïs Ali Kouider, Larass, Abdelkader Toniekh, Rachid Amar et Belarbi Khaled et bien d'autres, tous des bénévoles et fidèles serviteurs de ces activités rarement à la Une des médias, et dont le grand public ne voit que la façade, ignorant sans doute le labeur, les sacrifices et la sueur dans les salles le plus souvent obscures.De tout temps, Embarek ne pensait qu'à autrui, à ses coéquipiers et à ses élèves. Un jour, il a refusé d'être l'objet d'un reportage que nous lui avions proposé, se sacrifiant pour un collègue. Les manifestations dont il était l'organisateur en faveur des athlètes disparus ou vivants ne se comptent plus.
Et, enfin, il n'a jamais cessé de mettre en garde les jeunes quant à l'utilisation d'artifices pour obtenir ce qu'il désignait par le mot « gonflette ». On peut dire que le populaire Philippe a donné le bon exemple et qu'il est plus que souhaitable de prendre grand soin de son héritage.
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