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élections locales à Oran Une désaffection quasi générale dans les localités



élections locales à Oran                                    Une désaffection quasi générale dans les localités
On peut dire que les fortes pluies qui se sont abattues mercredi soir sur la wilaya d'Oran n'ont pas été propices à l'opération de vote pour le double scrutin du renouvellement des Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW) qui a débuté timidement jeudi matin.
Dans les bureaux de vote de certaines localités, les électeurs ne se bousculaient pas devant les urnes. Obtenir coûte que coûte une participation qui 'sauve la face" ne concernait visiblement par les citoyens à Sidi Chahmi. 'Vous voyez dans quelle bourbier nous sommes empêtrés et vous nous demandez si nous avons voté '" lancent des habitants courroucés.
La veille du scrutin, les pluies ont encore fait des dégâts dans cette localité 'sinistrée". Devant les bureaux de vote, seuls quelques électeurs s'empressaient de rentrer chez eux. 'J'ai voté", oui, 'en 1962 pour l'indépendance de l'Algérie et je continuerai de le faire tant que je vivrai", a affirmé une septuagénaire. Sa petite-fille qui l'accompagne ne vote pas. 'Les élus locaux, à leur tête les maires, n'ont rien fait pour la commune si ce n'est se remplir les poches. Regardez dans quelles conditions nous vivons. A chaque petite averse, nous sommes littéralement submergés par les eaux. Cela fait plus de 30 ans que le problème perdure. On nous promet la même chose à chaque campagne électorale", résume-t-elle.
Pas facile de faire mieux dans un contexte de désaffection générale marqué par la conviction établie que rien ne peut changer. Dans la localité pétrochimique de Bethioua, l'indifférence s'affiche nettement. 'Nous ne faisons plus confiance dans les élections compte tenu des promesses non honorées et de l'incompétence des élus à gérer les affaires de la commune", affirme-t-on.
A l'intérieur d'un bureau de vote, les électeurs se comptaient sur les doigts d'une seule main. 'Je puis vous assurer qu'à 13h, seulement 87 votants ont accompli leur devoir", précise un encadreur. A Hassi Bounif, un électeur au bord de la déprime a déchiré sa carte d'électeur.
Il a fustigé indirectement, sans le citer, le parti aux commandes de la majorité des assemblées communales du pays, affirmant que 'certains candidats ne sont même pas capables de gérer leur propre cellule familiale".
Mais c'est dans le vieux quartier populeux des Planteurs que la désaffection est le plus ressentie. Dans cette bourgade disloquée où s'entassent plus 60 000 âmes, aucune agitation de vote n'est visible. 'Entre 13h et 14h, nous avons enregistré 700 électeurs puis plus rien", affirme un responsable d'un bureau de vote. 'La lèpre urbaine" d'Oran rend le coup aux élus locaux et aux maires successifs qui ne sont jamais venus ici.
Ces échéances locales reflètent donc l'état social du citoyen qui ne voit aucune amélioration de son cadre de vie.
D'autres soulèvent 'la complaisance de l'Etat dans la gestion des collectivités locales, malgré les nombreuses affaires de scandale qui continuent d'ébranler une grande partie des APC". Les élections locales à Sidi Bachir ont commencé dans l'indifférence et la désaffection générale.
Si l'on excepte les proches et amis des candidats et les sympathisants et militants des partis politiques en course, personne ne s'est empressé de voter. 'On ne connaît pas les candidats engagés dans la course qui sont restés anonymes et inconnus du public", affirme-t-on.
K. R-I
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