Culture phare dans la wilaya d'El-Tarf, la tomate industrielle, pratiquement abandonnée ces quatre dernières années avec des surfaces cultivées avoisinant à peine la moyenne de 1.500 ha à cause des dysfonctionnements apparus dans la filière ayant entraîné la faillite et l'endettement de ses principaux acteurs, en l'occurrence les agriculteurs et les conserveries, sans parler des emplois directs et indirects estimés à plusieurs milliers que générait ce créneau, semble reprendre du poil de la bête au regard des sorties sur terrain effectuées récemment par les services agricoles, pour constater de visu où en sont les choses, surtout que la campagne lancée au mois de mars tire à sa fin. En effet, les services agricoles font état de 3.300 ha repiqués à travers les plaines de Dréan, Besbes et Ben M'hidi. A Boutheldja et Berrihane, où la culture de la tomate est tardive au regard des spécificités de ces zones, il est attendu encore une centaine d'hectares de plus en fin de campagne. Ce qui portera au total une surface cultivée de l'ordre de 3.500 ha. Les mêmes services ajoutent, que ce regain d'intérêt pour cette filière est dû principalement aux dernières mesures incitatives interdites par l'Etat afin d'encourager cette culture. D'abord, il y a la prime englobant tout l'itinéraire qui va de la préparation de la terre en passant par les engrais et les produits phytosanitaires et qui dépasse le un million de cts à l'hectare. Ensuite, à la livraison, l'agriculteur bénéficie de 1,50 DA par kg et 1 DA par kg de concentré ira au conserveur. A cela, s'ajoute le cahier des charges établi entre l'agriculteur et le conserveur, et qui stipule que le kg de tomate fraîche livré reste à 07 DA, alors que par le passé, ces prix connaissaient des fluctuations. Quant à ces mesures d'aides, elles toucheront ceux qui auront des rendements dépassant les 300 quintaux à l'hectare.
Enfin, contrairement aux années passées, les agriculteurs semblent, petit à petit, se tourner vers les cultures hybrides aux rendements meilleurs, contrairement à celles dites standards puisque 800 ha, soit 25 % des surfaces cultivées, sont des variétés hybrides.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Ouelaa
Source : www.lequotidien-oran.com