Les travaux d'aménagement d'un terrain, sis rue Soufi Zoubida (Maraval),
en aire de jeu a suscité moult critiques
de la part des riverains qui contestent une décision de la part du
secteur urbain «El Mokrani» dans laquelle
ils n'ont pas été impliqués.
Situé en face du secteur urbain, le terrain en question était jusque-là
exploité comme aire de stationnement. Les contestataires, principalement des
citoyens dont les habitations se trouvent sur la voie mitoyenne au terrain,
s'interrogent sur « la pertinence » d'un tel choix (aménagement d'une aire de
jeu en lieu et place d'un parking) alors que non loin du terrain objet de la
polémique, il existe un espace vert « complètement abandonné par les pouvoirs
publics ». « Il aurait été plus judicieux de laisser au terrain sa première
vocation, c'est-à-dire comme aire de stationnement pour les véhicules, car cela
répond à un besoin réel, et utiliser l'argent public consacré à son aménagement
en aire de jeu, à la réhabilitation de l'espace vert déjà existant », affirme
Farid, habitant du quartier. Interrogé sur la question, des sources de la
Division de l'urbanisme et de la planification (DUP) de la commune d'Oran
expliqueront que ce projet d'aménagement du terrain en aire de jeu pour les
enfants a été lancé par le secteur urbain sur la base de demandes exprimées par
les citoyens du quartier eux-mêmes. Le projet, selon les mêmes sources, est
également motivé par un besoin réel de doter le quartier en espaces de détente,
car, a-t-on ajouté, l'espace vert existant ne suffisait pas à lui seul à
répondre à la demande de tout un quartier. En plus, précisent les mêmes
sources, ce choix est en complète adéquation avec les orientations du Plan
d'occupation du sol (POS), qui recommandent au terrain une fonction d'aire de
jeu. Pour les mêmes sources donc, cet aménagement ne fait que restituer le
terrain à sa vocation originale. Mais, pour les habitants du quartier, le
secteur urbain n'a agi que sur la base de « lettres anonymes » et non pas sur
la base de demandes exprimées par les habitants du quartier.
Selon les mêmes contestataires,
le recours à des lettres anonymes, dans le cas présent, dénote une démarche aux
desseins inavoués.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com