Hormis quelquestimides sorties à la salle de cinéma Afrique où quelques tentatives d'organiserdes rassemblements ont été signalées, les candidats à la députation ou lespartis qu'ils représentent ont quasiment brillé par leur absence sur le terrainde cette campagne électorale franchement muette de par l'indifférenceéperdument affichée envers elle par l'opinion publique. Le silence qui entoure cette campagne senséesusciter l'intérêt auprès des masses comme cela est visible ailleurs dans lesvéritables démocraties, augure déjà selon la tendance des commentairesenregistrés ici et là, d'un fort taux d'abstention au rendez-vous électoral du17 mai prochain. Députés qu'ils sont de par l'expérience des précédents rendez-vousélectoraux où ils n'ont guère recueillis que les fausses promesses, lesélecteurs semblent cette fois-ci décidés, au vu de ce qui se dégage de cescommentaires, à peser de toute leur voix dans la balance de ces élections pourmarquer leur désappointement vis-à-vis de ces promesses à mille lieux de laréalité de leur quotidien. Et pour cause, ces commentaires sont presquetous unanimes pour évoquer le fait que ces élections ne seront en fait, qu'unefulgurante ascension sociale pour ceux qui vont être élus, alors que l'électeurqu'on cherche à séduire par tous les moyens restera toujours réduit à sa propreprécarité. Toutefois, ce détachement à l'égard de cetévénement électoral n'a pas empêché les candidats à redoubler d'effort pourchanger cette opinion qui leur est défavorable auprès des électeurs, et tententde grignoter quelques voix. Dans ce contexte, ce sont les partis dits del'alliance présidentielle qui tentent de forcer le destin pour préserver leursacquis, à l'image du RND qui compte plus que jamais sur la popularité de soncandidat dans cette ville en l'occurrence Ammar Boulediab, pour effacerl'affront qu'il a subi en 2002. Le FLN, selon un responsable de Kasma, veutaller jusqu'à quatre sièges, au moment où, quelques déçus de ses propresmilitants ne lui donnent guère la chance de remporter plus d'un siège eu égardaux turbulences qui l'ont secoué. Les partis islamistes, d'habitude présents enforce en de pareils rendez-vous électoraux, sont curieusement absents de cettecampagne, hormis le MSP qui a osé une sortie féminine à la salle de cinémaAfrique avant de se replier sur lui-même. Le PT semble en perte de vitesse, enne faisant qu'afficher la liste de leur candidat sans faire un quelconque bruitautour de leur programme. Le RCD est, quant à lui, encore absent de la scènealors que les partis dits petits, à l'image du RPR, du PRA, du PNSD ou même dela liste libre de l'universitaire Benzghioua sont également timidement présentsdans cette campagne. Ils comptent, toutefois, sur les prochains jours, selonles échos émanant de leurs chefs de campagne, pour investir les espaces afin,espèrent-ils, de tenter le coup de créer la surprise du 17 mai prochain.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zouikri
Source : www.lequotidien-oran.com