Oran - Revue de Presse

El-Milia Des chantiers et des désagréments



Travaux bâclés et surtout expédiés dans l'improvisation dans des chantiers qui n'avancent que très lentement. Les termes sont forts, mais il y a quelque chose de vrai dans les remarques soulevées, ça et là, par des citoyens qui se disent surpris par ce qui se fait dans ces chantiers concernant des projets d'amélioration urbaine dont ont bénéficié certains quartiers de la ville. Ainsi, que ce soit à la cité des 312 logements, à «Demna» dans le quartier populaire de Adjenak ou ailleurs, à Thar, les mécontentements sont exprimés de la même manière, avec dépit, par des habitants qui disent ne plus savoir où aller pour dénoncer la manière avec laquelle ces travaux sont menés. D'abord, il faut noter le rythme très lent de ces travaux qui n'avancent qu'à petits pas, à l'image de ce chantier ouvert à la cité des 312 logements où rien ne semble bouger alors que les habitants éprouvent les pires difficultés à se déplacer à l'intérieur de leur quartier transformé en un véritable champ de ruine. A Adjenak, un des habitants de ce quartier où un autre chantier est ouvert depuis également plusieurs mois, est venu nous aborder, en pleine rue, pour nous supplier d'aller voir ce qui se fait, dans son quartier où le réseau d'assainissement pose problème. A Thar, les habitants ont souffert des perturbations dans la distribution d'eau qui se sont prolongées sur plusieurs mois en raison de travaux qui ont rendu la route, menant à ce quartier, presque inaccessible. Ce désordre dans l'exécution de ces travaux est, ainsi, devenu un véritable cauchemar pour ces habitants qui se disent très embêtés par ces chantiers, qui viennent à bout de leur patience, en les privant d'eau durant plusieurs mois. Dans ce sillage, il convient de signaler le cas de ces habitants du quartier de N'haneh qui subissent une sévère crise d'eau depuis plus de quatre mois en raison de l'ouverture d'un axe routier reliant la rue Collo à la RN 43. Selon une requête écrite par un représentant des habitants de ce quartier, c'est la conduite principale d'eau potable alimentant ce quartier et celui de Dar Ezzaouèche qui a été endommagée lors des travaux de l'ouverture de cette route. Selon la même requête, la restauration de cette conduite tarde en dépit des garanties données par l'entrepreneur chargé de la réalisation de cette route et des démarches entreprises auprès des responsables concernés qui ont été sollicités afin d'intervenir pour remédier à cette situation. Des citoyens, qui ne savent plus à quel saint se vouer pour exprimer leur mécontentement, à l'égard de ces travaux qui n'avancent que très lentement, les privant encore d'un minimum vital d'eau, dans une ville plongée éternellement dans une grave crise d'eau, font appel aux responsables concernés pour résoudre ce problème. Il y a quelques années, des citoyens mécontents des travaux entrepris sur une route, à l'intérieur de leur quartier, ont, eux-mêmes, pris les choses en mains lorsqu'ils ont constaté que ces travaux sont expédiés d'une manière hasardeuse. Ils les ont, alors, stoppé avant que les responsables concernés n'interviennent à leur tour pour calmer les esprits et remédier aux anomalies soulevées. Autant dire que les exemples de travaux, menés de manière légère, ne manquent pas dans cette ville.
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