Quatre jours après le mouvement de protestation observé par des habitants
d'El-Hamri, des familles sinistrées de ce quartier
ont multiplié, hier, les démarches pour sensibiliser les autorités locales sur
le danger qu'elles encourent. Reçus mercredi par le wali d'Oran, les
représentants des familles sinistrées ont mis l'accent sur l'urgence de reloger
les familles les plus touchées dans les plus brefs délais.
Une vingtaine d'habitations sont
classées dans la catégorie rouge et les occupants doivent au moins être évacués
avant septembre, a indiqué l'une des membres du comité des familles du quartier.
Plusieurs immeubles sont ainsi menacés à l'exemple du 37 rue Belhadri Ismaïl, 62 rue Bentroub Mohamesd, 9 rue Yagoubi Laïd, 6 rue Boudjellal Yahia et la rue Benyamina Mohamed
entre autres. Au total, plus d'une quarantaine de familles doivent être
relogées dans l'immédiat en attendant la réalisation d'autres programmes de
logements pour le reste des familles.
Selon leurs représentantes qui se
sont rendues, hier, au siège de notre rédaction, la situation risque de se
détériorer car plusieurs bâtisses sont dans un état de dégradation avancé et
une bonne partie des murs est complètement effritée.
Les concernés ont tenu à saluer
l'ensemble des mesures initiées par le wali d'Oran quant à une éventuelle
attribution de décisions d'attribution. Une mesure qui ne semble pas toutefois
rassurer tout le monde.
Certaines familles ne peuvent pas
attendre jusqu'à ce que ces logements soient réalisés. Partant de ce fait, ces
sinistrés ne cachent pas leurs inquiétudes. «Même si nous avons été rassurés
par le wali, l'urgence s'impose», indiquent les concernées. Outre le relogement
auquel appellent les habitants du quartier d'El-Hamri,
les concernés évoquent l'autre volet lié à la réhabilitation des immeubles, un
projet qui n'a pas vu le jour en dépit des instructions du président de la
République lors de sa dernière visite à Oran. Rappelons que plusieurs
manifestants avaient bloqué lundi dernier l'avenue des Martyrs pour dénoncer le
report de l'attribution des logements sociaux.
Le wali d'Oran pour sa part avait
déclaré qu'il n'a jamais été question d'attribution de logements au mois de
juin en appelant au calme. Il s'est engagé à résoudre cette crise de logement
qui ne sera selon lui qu'un mauvais souvenir.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com