Voilà plus de cinq jours consécutifs que les élèves des deux classes de terminale (3ème AS) du lycée Mahboubi Hadj Ameur crèvent la dalle devant leur établissement et s'y voient refuser l'accès aux salles de classe. Mardi dernier, compatissant à la douleur d'un de leurs camarades qui a perdu sa mère, ils ont quitté d'un commun accord l'établissement, sans aucune autorisation préalable du proviseur et pendant les heures de classe, pour accompagner la défunte à sa dernière demeure. Une attitude qualifiée d'indiscipline et d'entorse à la réglementation de l'établissement, ce qui a fait sortir le proviseur de ses gongs, craignant pour ses élèves car, la responsabilité de l'établissement a été mise en cause en cas d'accident, par ces mêmes élèves de terminale. Chacune des deux parties tire la couverture vers elle-même et campe durement sur ses positions. L'administration mise sur le règlement intérieur qui a été sévèrement violé et les élèves sur l'esprit de solidarité qui les unit pour le meilleur comme pour le pire. Le bras de fer engagé ne semble nullement sur le point de se terminer. La direction de l'établissement, arguant sur le fait qu'elle agit dans la légalité, refuse l'accès de l'établissement aux élèves des deux classes de 3ème AS, en exigeant la présence du père ou du tuteur de chacun d'eux pour signifier l'acte de désobéissance de l'élève. Cinq jours se sont écoulés sans qu'aucune issue de sortie de crise ne soit trouvée. Les élèves, quant à eux, rencontrés devant le portail de l'établissement, craignent pour leur avenir et l'examen du bac. La direction, inflexible et de plus en plus irréductible espère compter sur la compréhension des parents d'élèves puisqu'elle a réagi dans la légalité la plus totale. Qui a tort, qui a raison dans cet interminable duel ? La direction de l'Education évite de pénétrer dans l'arène et opte pour la prière de l'absent, en s'éclipsant du terrain par crainte de jeter de l'huile sur le feu et surtout elle s'est faite remarquer par sa passivité pour solutionner ce problème qui risquerait de prendre de l'ampleur et provoquer une vague de mécontentement à travers tous les lycées de la ville d'El-Bayadh et c'est ce qui est décidé par l'association des lycéens, nous a confié un jeune du lycée Mahboubi Hadj Ameur, fumant de rage.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : El-Hadj Mostefaoui
Source : www.lequotidien-oran.com