Bien que le délai accordé au promoteur immobilier responsable de l'effondrement du mur de soutènement d'une habitation de trois étages à la rue Ibn Toufaïl (ex-Alexander Nobel), non loin d'une annexe du tribunal d'Es-Seddikia, à Gambetta, ait expiré le 30 mai dernier, les travaux de réhabilitation des logements touchés par l'effondrement n'ont toujours pas été achevés. Un effondrement provoqué par un chantier de promotion immobilière privé au moment où des travaux d'excavation étaient menés, rappelle-t-on. Â Les familles concernées, au nombre de six, sont toujours recasées dans une école primaire et s'impatientent pour regagner leurs logements. Une situation qui ne plaît guère à ces familles copropriétaires de l'immeuble affecté et dont les logements sont mitoyens au mur en question. Les six familles sont, depuis le 30 avril dernier, recasées provisoirement dans trois classes désaffectées de cette école. Â Contacté, le directeur de l'urbanisme et de la planification de la commune d'Oran nous a fait savoir que les «travaux de réhabilitation menés par le promoteur sont très en retard, chose qui lui a valu deux mises en demeure». Le projet en question consiste en la réalisation d'un immeuble composé d'un rez-de-chaussée, de 10 étages et de deux sous-sols. Cependant, les clauses du permis de construire n'ont pas été respectées, et le mur (en pierres taillées) n'a pas été consolidé avant de lancer les travaux, selon la DUP. Les maçons avaient utilisé un marteau piqueur pour creuser une partie du sol en roche, mais ces travaux ont fragilisé le mur porteur qui s'est écroulé suite à un affaissement de terrain, occasionnant des dégâts matériels importants et des blessures à un maçon. Â Notons que plusieurs mesures ont été prises auparavant par les services techniques de la commune d'Oran à l'encontre du promoteur immobilier responsable de l'effondrement. Â Une cellule de suivi, dirigée par le directeur de l'urbanisme et de la planification (DUP) de l'APC d'Oran, a été installée. En outre, une mise en demeure avait été notifiée au promoteur, exigeant l'arrêt des travaux. Un rapport a également été établi par la police de l'urbanisme. Des recommandations ont été faites au promoteur pour conforter, consolider et réhabiliter le mur porteur ainsi que l'immeuble en question qui a subi de nombreux dommages. L'opération de réhabilitation de l'immeuble sera suivie par le contrôle du CTC.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com