De notre correspondant à Oran
Mohamed Ouanezar
Les établissements scolaires, primaires et moyens, ont été partiellement paralysés, hier, suite à l'appel de la Fédération nationale des travailleurs de l'Education, le principal syndicat du secteur, affilié à l'Ugta. Si l'appel à la grève a trouvé écho, c'est à la faveur de la position prise par les directeurs d'établissement, connus pour leur obédience à l'administration du secteur, que le mouvement a connu un certain suivi. Deuxième facteur, non négligeable aussi, la situation morale des enseignants du primaire et du moyen, qui entament cette rentrée avec une multitude d'interrogations et surtout d'incohérences, dues aux nouvelles mesures et expériences mises en application cette année. «Nous n'avons pas la tête aux études et à l'enseignement. Nous sommes le dernier des soucis de
Benbouzid», notera une institutrice. Malgré les bruits qui ont circulé la veille, les élèves se sont présentés devant leurs écoles, mais n'ont pu être admis dans les classes. Une aubaine pour une majorité d'enseignants, qui semblent avoir perdu le goût du travail.
De son coté, l'Unpef râle, après l'appel à la grève générale lancé par la Fnte. «À chaque fois que les syndicats autonomes tentent une action concertée, ils jouent les casseurs de grève et les déstabilisateurs. Leur parti pris est on ne peut plus clair», s'insurge une représentante de l'Unpef à Oran. Dans l'enceinte du local de ce syndicat, les organisateurs ont saisi l'opportunité de cet appel à des journées de protestation pour mobiliser les troupes, à la veille d'une grève générale qui s'annonce houleuse. Un rassemblement des institutrices et instituteurs a été organisé au niveau du siège de l'organisation syndicale. «Benbouzid a promis l'année passée que des mesures d'allégement du volume horaire allaient être prises pour permettre aux enseignants de s'occuper de leurs formations et d'effectuer des recherches. Il n'a pas tenu ses promesses et il a même failli à ses engagements. Nous sommes passés de 21 heures à 36 heures, et plus encore dans certaines wilayas», nous confie le représentant de l'Unpef à Oran, Mezouar Kada. «Les nouvelles mesures sont très incohérentes avec leurs objectifs annoncés. On ne peut demander à un enseignant de rester le mardi après-midi pour un programme qui n'a ni queue ni tête. Pour aider un enfant, il faut des gens spécialisés dans différents domaines et disciplines», ajoutera-t-il. L'Unpef considère que «le ministère de l'Education nationale doit posséder les moyens de sa politique, en recourant à l'Anem pour le recrutement des jeunes compétences».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M O
Source : www.latribune-online.com