Le non
raccordement des écoles primaires au gaz de ville prive les élèves des
campagnes reculées de profiter de repas chauds. Ainsi, les élèves comme les
enseignants des établissements scolaires du 1er palier, situés dans les zones
reculées et isolées de la wilaya, se plaignent de la nourriture qui leur est
servie. Selon eux, «les repas qui leur sont servis se limitent généralement à
une poignée de dattes, un morceau de fromage et un autre de pain, remis au
niveau de la conciergerie et dans des conditions loin d'être satisfaisantes».
Chose qui n'a pas
manqué de déteindre négativement sur leur capacité d'assimilation et
acquisition des connaissances, affirment-ils. En effet, certains enseignants de
ces écoles expliquent que «les repas en question, en plus du fait qu'ils sont
servis froids, présentent également l'inconvénient de constituer une
alimentation ni riche ni variée, déséquilibrée et loin de satisfaire les
besoins des élèves dont le corps est en pleine croissance». Pour la question de
satisfaction, elle ne satisfait pas non plus les enseignants, car ces derniers,
il faut bien le dire, se retrouvent dans la même situation que celle des élèves.
En effet, ne pouvant rentrer chez eux à midi, en considération de l'éloignement
de leurs domiciles du lieu de travail, ils sont obligés de rester dans
l'établissement jusqu'à la fin des cours ou de la séance continue. Et de
poursuivre que pour eux, «l'alternative de pouvoir prendre un repas chaud, grâce
à la mise en place de cantines, était attendue». Cependant déçus, ils
continuent à égrener un quotidien pas des plus heureux, loin s'en faut», disent-ils.
Et de déplorer que les autorités de tutelle n'ont pas
bougé le petit doigt, malgré le fait qu'elles n'ignorent pas la situation
difficile qu'ils endurent. Pourtant, affirment-ils, nombre de ces
établissements scolaires ont bénéficié de projets d'extension et de
réhabilitation avec aménagement de cantines, à l'instar de l'école primaire du
hameau «Mihoubi» dans la commune de Zighoud Youcef, qui a été équipée
de tout ce qui est nécessaire pour les préparations de repas chauds, mais ceux-ci
se font toujours désirer.
L'argument
présenté par la direction de l'école est qu'elle attend que l'établissement
soit branché au réseau de gaz naturel pour commencer la restauration des élèves.
Interrogé sur ce sujet, l'inspecteur de l'éducation scolaire à l'échelle de la
wilaya, M. Ramdane Hebhoub,
confirme le cas de l'école de Zighoud Youcef qui est entièrement équipée de moyens de
restauration et n'attend pour démarrer, dira-t-il, que son raccordement au gaz
de ville. De plus, il ajoute que 15 autres écoles, réparties au niveau de
hameaux reculés dans plusieurs communes de la wilaya, sont en phase finale
d'équipement. Les cantines ne manquant en fait, notera-t-il, que de tables et
de chaises et bien sûr du gaz pour les préparations de repas consistant et
chauds.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com