Flambée des matières premières, regain d'inflation, bulles spéculatives, crise de confiance financière : l'actuelle crise montre les limites de l'hyperlibéralisme et de la globalisation. Stagflation : mélange prolongé de stagnation économique et d'inflation croissante. C'est la crainte exprimée par de nombreux experts dans le monde. L'économie mondiale n'avait pas traversé une telle période depuis le 1er choc pétrolier de 1973. Avec le début des années 80, on a assisté au contraire à un « cycle vertueux » combinant une inflation très faible et une croissance modérée dans les pays industriels traditionnels, de très fortes hausses du PIB dans les pays dits émergeants, une internationalisation rapide des échanges, qu'il s'agisse des biens, des services ou des capitaux. Cet accroissement sensible de la richesse mondiale a eu à la fois son prix et ses contrecoups. La modération salariale dans les vieux pays industriels a entraîné une stagnation des revenus salariaux, doublé en Europe d'un chômage important. La flexibilisation du travail a dégradé les conditions de vie. Dans les pays dominants, l'écart entre riches et pauvres s'est constamment accru. Dans les pays émergents, on a constaté le même phénomène qui voit quelques dizaines de millions de Chinois riches entourés de quelques centaines de millions de paysans très pauvres. L'exemple africain montre que la globalisation entraîne également un écart croissant entre pays très riches et pays très pauvres.
« SUBPRIMES », SYMPTOME D'UNE ECONOMIE MALADE DE LA SPECULATION
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Pierre Morville
Source : www.lequotidien-oran.com