Oran - Revue de Presse

Echauffourées à la cité Ali Mendjeli



Aux inévitables couacs de la rentrée universitaire, et les difficultésliées au transport, à la restauration, à l'hébergement dans une cité de près de3.400 étudiantes, s'ajoutent ces jours-ci, les luttes de leadership entreorganisations estudiantines.  Cela s'est traduit, ces dernièresquarante-huit heures par des faits pour le moins inadmissibles au niveau de larésidence Ali Mendjeli. En venir aux mains au sein même d'une résidenceuniversitaire, le fait est aussi insolite que condamnable. Les faits se sont déroulés jeudi dernier au niveau de ladite cité «U» oùde graves échauffourées ont provoqué des blessures à cinq étudiantes dontl'une, atteinte par un ustensile de cuisine, aurait été transférée en urgencevers un centre de soins. Sur le sujet, la direction niant les faits parle d'un simple état de chocde l'étudiante. Pour en revenir aux incidents, l'étincelle aurait été provoquée par laremise en cause par les résidentes du bureau des étudiantes de cette cité. Pourcette raison, le seul moyen de calmer les esprits aurait été de recourir à desélections libres, affirment certaines étudiantes et que promet, par ailleurs,la direction actuelle, qui renvoie pour l'instant dos à dos les deux parties. Concernant les élections réclamées d'un bureau représentatif, cette mêmedirection a réuni les représentantes des deux parties, leur confirmant qu'ilfaudra attendre la fin du processus administratif lié à la rentréeuniversitaire. Au sujet des algarades, des invectives et provocationsmutuelles, les étudiantes de l'UGEL auraient manifesté leur mécontentementlorsque leurs consoeurs de l'UNEA ont voulu organiser une collation àl'occasion de la journée du Premier Novembre.Là encore, on ne s'est pas fait de cadeaux et de nombreuses étudiantesnon résidentes auraient même escaladé le mur d'enceinte de la résidence pourporter secours à leurs consoeurs. Les témoignages recueillis dans les deuxcamps parlent de véritable atmosphère d'hystérie qui aurait marqué cettejournée. Contacté à ce sujet, le secrétaire de la section de l'UGEL attribuel'origine de ces troubles à certaines résidentes de «Mentouri II», desdoublantes pour la plupart et qui auraient déchiré des affiches placardées pardes étudiantes de l'UGEL. Ces mêmes étudiantes, une dizaine selon notreinterlocuteur se seraient transformées en serveuses au niveau du resto Ufaisant la pluie et le beau temps et se substituant aux serveurs employés etpayés à cet effet.De l'avis du représentant de l'UNEA, certaines étudiantes de l'UGELauraient ce même jour provoqué une rupture de chaîne au cours du dîner et donnélieu à un remue-ménage qui a très vite dégénéré. Quant aux deux étudiantes«UNEA», assez sérieusement blessées, elles ont en leur possession descertificats médicaux «qui seront, soulignent un responsable de cetteorganisation, utilisés et présentés à qui de droit». Affaire à suivre...
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