Oran - Revue de Presse

Discours du cœur



Discours du cœur La foi provient donc de Dieu : Il distribue Sa lumière à ceux qui, parmi Ses serviteurs, font un effort de réflexion sur le sens de la création et leur rôle sur terre. En récompense de cette volonté du croyant, Dieu lui accroît la guidée, illumine son coeur et purifie son âme des souillures qui entravent son cheminement spirituel. ... mais Il n’agrée que les coeurs sincères Cependant, il est clair qu’une telle récompense est réservée spécifiquement aux croyants pieux et sincères, qui oeuvrent avec une intention pure pour se dépouiller des péchés corrompant les coeurs et les âmes, pour se consacrer à l’adoration exclusive de Dieu. Pour réaliser cela ils apprennent, tout au long de leur existence, à faire de chacun de leurs gestes un acte d’adoration voué à leur Seigneur. Ils ont compris qu’il ne suffit pas de dire « je crois », de reconnaître l’existence de Dieu pour recevoir les faveurs dont jouissent les saints. Quant à ceux qui, après avoir eu la foi, se conforment aux prescriptions religieuses sans aucun investissement spirituel, sans apprendre à sentir cette crainte mêlée d’amour, sans chercher à se débarrasser des péchés et des insufflations de Satan, alors très certainement ils n’ont aucune chance de goûter à ce que notre noble Prophète a qualifié de « douceur de la foi», dans le hadith célèbre que nous rapporte l’imam al Boukhârî. C’est pour cela que le Prophète nous a indiqué l’extrême importance de la purification des coeurs, à travers le propos suivant : « Très certainement il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est sain, rendra l’ensemble du corps sain, tandis que s’il est corrompu, l’ensemble du corps sera corrompu : c’est le coeur». De même, Dieu rappelle clairement aux croyants que l’attestation de foi n’est pas un gage de réussite ou de félicité, si elle n’est pas accompagnée d’un investissement sincère dans les actes d’adoration. Le verset coranique suivant distingue bien trois catégories de croyants, afin que nous ne soyons pas aveuglés en pensant que notre qualité de musulman nous confère, d’emblée, une supériorité sur les autres: «Ensuite, Nous fîmes héritiers du Livre ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Il en est parmi eux qui font du tort à eux-mêmes, d’autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d’autres, avec la permission de Dieu, devancent [tous les autres] par leurs bonnes actions; telle est la grâce infinie». Sourate 35, Fâtir (Le Créateur), verset 32
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