La véritable foi
La foi véritable suscite dans le cœur du croyant des sentiments de crainte, de respect et de glorification vis-à-vis de Dieu. Le Prophète - paix et bénédictions sur lui disait: «Je suis celui d’entre vous qui éprouve le plus de crainte envers Dieu.» Il priait la majeure partie de la nuit, ses yeux débordant de larmes, son cœur empli de la Majesté de Dieu et de la crainte qui Lui est due, ses membres étant quiets et soumis devant Dieu. Et malgré tout, il disait : « Si Dieu nous tenait rigueur à Jésus fils de Marie et à moi-même, pour ce que ces deux-là ont récolté -en montrant son index et son majeur -, Il nous châtierait et ce ne serait que justice.» Un jour, voyant un oiseau perché sur un arbre, Abou Bakr dit: «J’aurais voulu être comme toi l’oiseau, et ne pas avoir été créé en tant qu’humain.» De même, le visage de Omar Ibn Al-Khattâb comportait deux rides noires creusées par les larmes, tellement il pleurait par crainte de Dieu, lui qui était le vainqueur de Chosroes et de César. Il lui arrivait souvent de s’évanouir par crainte de Dieu, à l’écoute d’un verset du Coran. Il en restait alors malade plusieurs jours. Un jour, il ramassa une plante et dit : « Si seulement je pouvais être cette plante, si je pouvais n’être rien de significatif, si l’on pouvait m’oublier totalement, si ma mère ne m’avait point mis au monde... » Sa foi était tellement véridique qu’il disait : « Celui qui craint Dieu ne se laisse pas aller à la vengeance, celui qui craint Dieu ne fait pas ce qui lui plaît, si l’on ne craignait pas la résurrection, il en serait autrement.» Ali - que Dieu honore sa face - dit à l’issue de la prière de l’aube : « J’ai vu les Compagnons de Muhammad - paix et bénédictions sur lui-, et rien ne leur ressemble aujourd’hui. Ils se réveillaient hirsutes et poussiéreux, avec entre les yeux des marques telles celles qu’on trouve sur les genoux des caprins. Ils passaient la nuit prosternés devant Dieu et récitant Son Livre, alternant leurs appuis, tantôt sur leurs pieds et tantôt sur leurs fronts. Lorsqu’ils se levaient le matin, ils invoquaient Allah, s’inclinaient tels des arbres par un jour venteux et leurs yeux débordaient de larmes au point de mouiller leurs vêtements.» Yazîd Al-Qurashî dit par ailleurs : « J’entrais un jour auprès de Omar Ibn Abdelaziz, qui me dit : "Yazîd, exhorte-moi." Je lui dis: "Ô Commandeur des Croyants, sache que tu ne seras pas le premier calife à mourir." Omar pleura et me demanda de poursuivre. Je dis : "Ô Commandeur des Croyants, sache qu’il n’y a entre toi et Adam que des ancêtres morts." Il pleura et me demanda de poursuivre. Alors je dis : "Ô Commandeur des Croyants, sache qu’il n’y a pas d’issue dans l’au-delà autre que le Paradis ou l’Enfer." Omar pleura de plus belle.
El Habib Omar Ibn Hachim
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com