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DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS D'ORAN Les syndicalistes dénoncent la hogra



Les syndicalistes de la Direction des travaux publics d'Oran, affiliés à l'UGTA, ont organisé hier, une conférence de presse qui a eu lieu dans la cafétéria en face de leur établissement.
Le choix de ce lieu est dû au refus du directeur des travaux publics d'autoriser la tenue de la conférence dans l'enceinte de sa direction. La raison en est simple : ce dernier ne reconnaît plus les membres de cette section syndicale, qui serait actuellement en cours de renouvellement. Or, selon les syndicalistes, leur mandat expire en septembre prochain. De ce fait, ce directeur est en entrave à la loi disent-ils. L'objet même de cette rencontre avec la presse est de dénoncer les abus de pouvoir de ce directeur, et la hogra, dont ils se disent victimes. «Est-il normal, dira un syndicaliste, que ce directeur, pour signifier à un organique du syndicat qu'il est en absence irrégulière, fasse appel à la police judiciaire '» Et un autre de poursuivre, «c'est bel et bien un harcèlement moral dont on est victime. Je dirai même mieux que cela : on est victime d'une machination, on veut à tout prix nous écarter». Les syndicalistes ont également dénoncé la fermeture du compte des œuvres sociales. «On a déposé le bilan le 14 octobre 2012, bilan qu'on a élaboré à l'aide d'un commissaire aux comptes. Mais le directeur a alors réclamé les pièces afférentes au bilan. On les lui a remises le 7 janvier, mais on n'a reçu aucune suite quant à notre requête.» Ces syndicalistes nous ont également fait part de la demande d'audience, qu'ils ont adressée le 19 décembre dernier, au ministère des Travaux publics pour dénoncer les agissements de leur directeur, sans pour autant obtenir de réponse. Ils ont ainsi menacé qu'au cas où leur ministère de tutelle n'interviendrait pas pour mettre un terme à cette «hogra», ils n'hésiteraient pas à entamer une grève de la faim. Nous avons demandé à rencontrer le directeur des travaux publics afin qu'il nous donne sa version des faits. Toutefois à l'entrée, on nous a signifié qu'il n'acceptait pas de recevoir la presse.
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